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Chéri(e) J’arrive…à POP!

par Émilie Rioux, le 22 septembre 2014 | Chéri(e) j’arrive

Un dimanche à Kigali POP Montréal

Retour sympathique sur une soirée légendaire.
 

festivalposter11x17POP Montréal est l’un des festivals du Québec ayant l’identité visuelle la plus forte et la plus attrayante. Il suffit de se promener dans les rues de Montréal quelques heures pour que les affiches des très nombreux évènements POP nous tapent dans l’œil au premier regard. Coloré, explosif, cartoonesque et surtout très convivial, c’est ça POP Montréal.

Venons-en à la pièce de résistance, alors que la soirée commence dans le Quartier des Spectacles. Dès 20h30, The Adam Brown jouait devant un Métropolis rempli à pleine capacité… NOT. Malgré tout, les quelques 75 personnes amassées devant la scène hochaient joyeusement de la tête devant le pop-rock énergique du quatuor (2 gars, 2 filles).

Puis, on suivi Each Other, un trio d’indie-surf-geek-rock. Avec leurs harmonies vocales omniprésentes, on aurait dit Simon and Garfunkel sur l’acide. Pour reprendre les mots de notre bien-aimé directeur musical chyzien : « Y ont des rythmes de malade! » Breakdowns, rythmes syncopés, structure déconstruite : les chansons prennent des tournures auxquelles on ne s’attend absolument pas. Je souligne ce bel effort musical pour dépasser les normes et se démarquer de la masse, le tout en conservant des effluves de 60’s. Sans grande interaction avec le public, Each Other ont roulé leur set d’un bout à l’autre, profitant de chacune des 40 minutes de leur présence sur scène.

À mon grand étonnement, c’est un « one-man-band » qui fait son entrée sur scène, pour l’avant-dernière partie du spectacle : rien de moins qu’une Drag Queen (qui chante en plus!). Avec Light Fires, on a droit à de l’audace et du glitter. Dès les premiers instants, le directeur musical de la station est complètement séduit, pendant que je me tords de rire en lançant des regards remplis de « what the fuck » partout sur mon passage. Tout à coup, nous étions transportés au Cabaret Mado ou au Drag, les danseurs sexy en moins. Électro, disco, moves de danse dignes de Mortal Combat (oui, vous avez bien lu) : je suis divertie.
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Puis, les Unicorns font finalement leur entrée. Sur scène, trois joyeux lurons, des éclairages roses et des projections vidéos tout droit sorties d’un écran de veille de Windows 95. Il s’agit du dernier d’une série de 6 spectacles effectués dans les derniers mois par les Unicorns (dont 5 en première partie d’Arcade Fire), après une décennie de silence. L’ambiance est historique et les spectateurs du Métropolis sont définitivement tous là pour la même raison : Alden Penner, Nick Thorburn et Jamie Thompson, et pour chanter I was born a Unicorn. Les hipsters étaient en délire, les guitares, pas trop tunées, les chansons un peu croches mais entonnées par tout le monde, incluant l’individu qui faisait du crowd-surfing en bobette. Respect. Le tout a été conclu de manière abrupte et loufoque, avec 2 faux-rappels et 30 secondes de I Was Born a Unicorn.

Mesdames et messieurs, c’était les Unicorns. 

Et le samedi…
pop22J’ai découvert le Cabaret de Mile-End et son sympathique staff grâce au show du toujours intense Mehdi Cayenne Club, ainsi qu’à un headline assuré par nul autre que Zébulon, qu’on avait déterré pour l’occasion. Somme toute, une belle soirée où le public oscillait entre hipster-à-peine-majeur et matante-cool.