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CHYZ à La Grosse Lanterne

par Thomas Mailloux, le 2 août 2017 | Chéri(e) j’arrive, Nouvelles, Sur la route

La Grosse Lanterne brille de tous ses feux

Eh oui, pour terminer ce marathon de festivals en juillet, CHYZ se pointait le bout de nez en fin de semaine dernière à La Grosse Lanterne. Voici donc, de la plume de Thomas Mailloux et Éloïse Lara Desrochers, un mélange-récapitulatif de toutes les raisons pourquoi on a adoré ce beau festival. 

Avant-tout, rien de mieux qu’un compte-rendu de notre belle fin de semaine.

JOUR 1 – Après quelques détours par les routes campagnardes en direction de Béthanie (fallait ben profiter du maximum de campagne qu’on pouvait tirer de cette fin de semaine là) on fini par arriver sur le site enchanteur de La Grosse Lanterne, en plein golden hour. Golden hour parce qu’en arrivant, on doit passer aux douanes de Béthanie. Pas d’alcool et pas de vitre. On fouille tout, même ma chaise longue dans son sac au cas où j’aurais caché un 40oz de Gin Bombay. Non, pas cette fois. Les règles sont les règles. Bref, ça nous ralenti juste assez pour qu’on manque les premiers shows de la fin de semaine, soit Émile Bilodeau et Beyries. Pas trop stressé (même si un peu déçu), on est convaincu que c’était bon.

On s’attaque à descendre la tente, la glacière LGL2017-0039et tout le nécessaire pour survivre à une fin de semaine de camping sans électricité et sans eau pendant que Tire le coyote séduit le public sur la grande scène. Après la digestion des pilons de poulet grillé sur les BBQ mis à disposition des festivaliers, on se dirige vers le show de The Franklin Electric. On remarque que la foule est majoritairement composé de femmes. Du moins, les cris stridents dans nos oreilles confirment qu’ils ont la cote du côté féminin. Performance généreuse, le chanteur a l’air de « tripper ». Le « I don’t know how the fuck I feel » qu’il lance au micro confirme le tout. À 22h, c’est Charlotte Cardin qui a le plaisir de nous charmer par sa voix. C’est quand même tard pour un show tranquille, mais elle est tellement bonne qu’on se ravise tout de suite, c’est un sans-faute et elle conclut en beauté avec Dirty Dirty.

Il est maintenant temps de se diriger vers la scène Moog Audio (qui est d’ailleurs magnifiquement illuminée et aménagée). De plus en plus, la bière ingérée brouille nos souvenirs. Toutefois, on est quand même assez professionnels pour écouter les DJs présents jusqu’au petites heures sans perdre la carte. Seul hic, l’ordre des prestations… On aurait vraiment aimé ça Walla P, GrandBuda et RYAN Playground en terminant (elle a volé le show en commençant). C’est quand même une magnifique soirée, on a déjà très hâte au lendemain !

Crédit Photo : JF Galipeau

JOUR 2 – 10h du matin, les bénévoles qui chantent LGL2017-0009 (2)les classiques de La Petite Grenouille nous réveillent. Le temps de manger quelques croissants confiture/beurre d’arachides et de faire une saucette dans la rivière et on se dirige vers le premier show du jour, KNLO. Toujours difficile de commencer la journée, mais son énergie contagieuse lui permet finalement de faire bouger quelques personnes en cette fin de matinée. Curieux de finalement visiter le site, on se dirige vers l’espace détente. Rien que le temps de s’étendre dans les hamacs installés pour les festivaliers que l’on se réveille 30 minutes plus tard avec la voix d’Anna Frances Meyer des Deuxluxes. Encore, une fois, c’est du solide. Le duo enflamme le public d’après-midi qui en redemande encore.

On retourne dans les hamacs une autre heure, et hop, direction Gabrielle Shonk et Geoffroy. Gros coup de coeur pour Geoffroy qui semble vraiment heureux d’être « dans un de ses festivals préférés ». Sleeping on My Own, c’est du génie. Moment très cool quand Jessy de Men I Trust et Gab Shonk viennent s’ajouter pour interpréter Thirsty. Bravo. Le grand moment de la fin de semaine, c’est toutefois clairement le spectacle présenté le samedi à 18h45, entre deux boulettes de burger. Pouvant paraître statique, la prestation du Saskatchewannais Andy Shauf nous a plutôt élevé dans un état de douceur et d’apaisement. Vraiment rafraichissante sa musique réglée au quart de tour (par des musiciens à l’allure un peu nerd, il faut le dire).

Crédit Photo: JF Galipeau

LGL2017day2-0003Autre grande performance, le groupe Busty and the Bass. Après leur spectacle incroyable au Signaux de Nuits il y a quelques semaines, on avait très très hâte. Véritable coup de coeur pour l’énergie dégagée par ces jeunes mélangeant le hip-hop et le jazz à merveille. Les gens dansent, chantent et, c’est une belle découverte pour plusieurs personnes. Mention honorable au danseur coup de poing avec les cheveux blonds ! Merci, tu étais tout simplement incroyable à voir aller.

Pour bien conclure cette journée sous le soleil, c’est Poirier Migration Soundsystem qui s’amène. Le reggae ce n’est pas notre tasse de thé, mais le vétéran DJ sait comment mettre le party. Accompagné de ses deux MC et deux danseuses, il nous fait vivre un moment étrange, mais tout de même plaisant. Bien joué. Dead Obies allume les fans sur la grosse scène pendant que nous, on se dirige vers Duchess Says qui s’installe sur la scène Moog pour nous garocher (le mot est le bon) leur électro-rock. Parfait moment pour laisser notre corps se vider de toute l’énergie accumulée durant la journée. Entre du body-surf, une toile de plastique qui se promène à travers la foule et un mosh pit, la chanteuse trouve le temps de nous hypnotiser avec son intensité vocale. Dure d’aller relaxer autour du feu après une telle prestation… Radiant Baby ainsi qu’A-Rock & Shaydakiss s’occuperont quand même de continuer de nous hypnotiser à leur manière.

Crédit photo : JF Galipeau

On a adoré :

  • Le dude en béquille qui était clairement celui le plus sur le party
  • Le poncho de Philippe Fehmiu
  • Les lumières et les installations partout sur le site, on en veut plus, c’était magnifique le jour comme le soir. 
  • L’homme over-dress en vestonLGL2017-0007
  • Les yeux d’Annie-Claude, la chanteuse de Duchess Says
  • La foule juste assez nombreuse pour qu’on respire
  • La nature, les roches de la rivière, juste assez grande pour qu’on s’y prélasse
  • L’overdose de saucisses à hot-dog que l’on cuisinait en fin de soirée sur les BBQ
  • L’ambiance « chill » en journée et très intense en soirée
  • Les espaces de détentes avec hamacs
  • La programmation varié et rafraîchissante                                                  

Crédit photo : JF Galipeau

On est moins convaincu :

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  • Des bénévoles qui nous réveillent le matin pour nous inviter à des courses de poches de patates ou à chanter du Ed Sheeran
  • Du limonadier disparu du bar à la scène MOOG
  • De la peur de manquer d’espace de camping et de la logistique plutôt confuse par moment
  • De la fouille en détail de tout notre attirail de camping à l’entrée
  • Des foods-trucks qui n’ont plus rien à partir de 5h15 le vendredi

Crédit Photo JF Galipeau

Au final, on a adoré La Grosse Lanterne et on a déjà hâte à l’année prochaine. 

Auteur : Thomas Mailloux