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Critique du spectacle de Catherine Major et l’Orchestre symphonique de Québec (Grand Théâtre de Québec)

par Cyril Schreiber, le 24 mai 2019 | Chéri(e) j’arrive, Critiques musicales

Il y a 5 ans, Catherine Major était invitée par l’Orchestre symphonique de Québec (OSQ) dans le cadre de ses concerts pop comme il en fait depuis quelques années. Il est très rare qu’un même artiste soit invité de nouveau dans ce contexte : c’est le cas de la chanteuse québécoise, qui présentait jeudi soir Dans l’univers de Catherine Major au Grand Théâtre de Québec (GTQ).

Ce nouveau spectacle, évidemment très différent du précédent, survenait dans un contexte d’entre-deux pour Major, qui travaille actuellement sur un cinquième album… mais aussi sur un quatrième enfant ! C’est donc encore une fois enceinte, vibrante de sensualité et de pouvoir féminin, que la chanteuse est monté sur la scène du GTQ, comme c’était le cas en avril 2016 pour La maison du monde.

Au programme, un peu de tout, dans un mélange pas toujours équilibré, pas toujours soutenu, mais quand même assez diversifié et plaisant. Il y avait donc des “anciennes” chansons de son répertoire (notamment les incontournables Piano ivre et La voix humaine et les réussies et touchantes Sable mouvant et Pupille, dédiée à sa fille Margot dont c’était l’anniversaire ce soir-là) ainsi les (trop ?) nombreux nouveaux titres (apparemment sous forme de “tableaux”), dont ces versions symphoniques n’étaient peut-être pas le meilleur contact tant ils sont denses – certains sont cependant prometteurs et s’inscrivent dans la lignée d’un répertoire de haut niveau.

L’occasion était trop belle d’avoir Fabien Gabel et son orchestre symphonique pour ne pas s’offrir, et offrir au public, des petits cadeaux, en premier lieu des oeuvres classiques dont le Cantus in memoriam Benjamin Britten d’Arvo Pärt, oeuvre que Catherine Major apprécie particulièrement. Autant aussi inviter de la famille et des amis : son oncle François Dompierre (qui a remplacé Gabel pour une pièce dont il a signé l’orchestration), Ariane Moffatt et Antoine Gratton, ce dernier s’étant occupé des magnifiques arrangements. Avec la première, Major a rendu hommage à Maurane (Sur un prélude de Bach) et a entre autres chanté avec elle Pour toi en plus de mélanger La main  à sa Voix humaine en guise de rappel.

Le spectacle a peut-être souffert d’une petite baisse de rythme ici ou là, mais il était ponctué d’imperfections sympathiques qui le rendaient tout sauf guindé, prétentieux. Et malgré tout, les moments les plus beaux et les plus attendus ont été au rendez-vous. Pour cause : les chansons de Catherine Major sont déjà d’une beauté époustouflante, imaginez-les doublées d’un manteau symphonique…

Dans l’univers de Catherine Major est encore présenté ce vendredi soir au Grand Théâtre.

La setlist du spectacle, le site officiel de Catherine Major et celui de l’OSQ.

Cyril Schreiber