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Critique du spectacle de Stéfie Shock (Grand Théâtre)

PARIS, FRANCE - APRIL 18. French singer Serge Gainsbourg poses during portrait session held on April 18, 1980 in Paris, France. (Photo by Ulf Andersen/Getty Images)
par Cyril Schreiber, le 11 avril 2017 | Chéri(e) j’arrive

Pour faire suite à la sortie de son album Douze belles dans la peau paru en 2016, Stéfie Shock présentait samedi soir dernier, le 8 avril, son nouveau spectacle-hommage à Serge Gainsbourg, à la salle Octave-Crémazie du Grand Théâtre de Québec.

Accompagné de 5 musiciens qu’il connaît bien pour avoir souvent partagé la scène avec eux (dont Jocelyn Tellier, Justin Allard et Vincent Réhel), le chanteur québécois, arborant pour l’occasion un grand chapeau qui lui voilait le visage, a plongé dans le vaste catalogue de Gainsbourg, mélangeant différentes époques, différents styles et divers répertoires : le sien, mais aussi ceux de Jane Birkin, Françoise Hardy, Brigitte Bardot, France Gall ou encore Vanessa Paradis, qui ont toutes chanté les mots du grand Serge.

Une récurrence et omniprésence féminine retranscrite sur scène, puisque Shock était alternativement flanqué des chanteuses Amylie, Gaële et Sophie Pelletier… quand celles-ci ne prenaient pas carrément la tête d’affiche le temps d’une chanson, comme ce fut le cas pour la première sur Baby alone in Babylone ou sur Je suis venu te dire que je m’en vais pour la chanteuse française installée au Québec. Chacune d’entre elles apportait un pendant féminin intéressant au spectacle.

12 belles dans la peau

Si la première partie s’est avérée broche-à-foin, voire pas assez rodée, avec plusieurs fausses notes, la seconde moitié de la soirée fut beaucoup plus rythmée, concentrée, efficace, sympathique, un peu plus à l’image des spectacles habituels de Stéfie Shock. Avec sa voix suave (et une imitation hilarante !), ce dernier a su nous faire (re)découvrir le vaste répertoire de Gainsbourg sous toutes ses facettes, parfois avec efficacité, parfois avec moins d’aplomb. Un spectacle à l’image de la reprise de La chanson de Prévert ce soir-là : un peu désorganisé, mais au final sympathique si les attentes n’étaient pas trop élevées. Et sur la chanson suivante, l’incontournable Javanaise, Shock et Gaële s’amusaient comme des gamins sur scène : le plaisir communicatif efface parfois les défauts.

La setlist du spectacle ici

Cyril Schreiber

 

 

Auteur : Cyril Schreiber