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Critique du spectacle d’Elisapie Isaac (Grand Théâtre de Québec)

par Cyril Schreiber, le 16 décembre 2018 | Chéri(e) j’arrive

Dernier spectacle d’une année 2018 charnière pour Elisapie Isaac qui a peut-être sorti en septembre dernier son meilleur album selon la critique, The ballad of the runaway girl, et dont la tournée s’arrêtait au Grand Théâtre samedi soir dans une salle Octave-Crémazie bien remplie et très enthousiaste.

Entourée de proche par ses quatre musiciens (deux guitares dont l’excellent Joe Grass, saxophone baryton qu’on a trop peu entendu au début et batterie), la chanteuse innue nous a invité à un voyage dans son univers nordique, personnel, rempli de force et de faiblesse, de dépression et de lumière, d’histoires de famille heureuses et malheureuses.

Crédit : Jean-François Gravel.

Isaac était en pleine possession de ses moyens, séduisante, assumée. Son spectacle, parfois rehaussé de projections vidéo efficaces, fut un peu l’archétype de la perfection : 1h20 sans entracte, ce qui en donne assez aux plus affamés sans lasser les autres, mélange de moments planants et rock, interventions courtes mais efficaces, utilisation de différentes langues, toutes touchantes même si on ne les parle pas, etc. D’ailleurs, à ce propos, les chansons dans la langue de Molière (Ton vieux nom, Moi, Elsie, incontournable) ont particulièrement fait mouche. Devant un public peut-être conquis d’avance mais ravi de sa soirée, voilà une bien belle façon de (presque) conclure l’année musicale en bonne compagnie.

La setlist du spectacle par ici

Cyril Schreiber