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Critique Littéraire – « La Chambre Verte » de Martine Desjardins

par Chroniqueur CHYZ, le 15 novembre 2016 | Chéri(e) j’arrive

martine2Qui ?

Martine Desjardins, écrivaine québécoise, aussi en charge de la chronique Livres à L’actualité depuis une dizaine d’années. Elle a remporté plusieurs prix littéraires au cours de sa carrière.

Quoi ?

La chambre verte, son cinquième roman, paru en mars dernier. Après trois livres chez Leméac, elle avait fait paraître chez Alto Maleficium en 2009, qui a connu un beau succès.

L’éditeur

Alto, la maison d’édition basée à Québec, avec encore une fois une superbe signature visuelle reliée au sujet du livre.

De quoi ça parle ?

La saga familiale d’une drôle de famille, les Delorme, qui vit dans une grande maison dans un quartier de Montréal nommé L’enclave. Louis-Dollard Delorme, riche héritier d’une petite fortune découlant de la vente de terres qui deviendront ville Mont-Royal, et sa femme Estelle, en compagnie des trois sœurs du premier, sont plus avares que l’Harpagon de Molière : ils vouent un véritable culte à l’argent, gardent jalousement leurs économies dans un coffre-fort au sous-sol de leur maison et ne dépensent qu’en cas d’extrême nécessité. Mais l’appât du gain est toujours plus fort, et quand surgit dans leur vie la mystérieuse Penny Sterling, l’une des locataires de leurs immeubles, et sa soi-disant fortune, ils vont tout faire pour l’inclure dans la famille et toucher son pactole. Un mariage arrangé avec leur fils Vincent serait idéal mais celui-ci, symbole de la nouvelle génération en quête de liberté, ne voit pas les choses du même œil…

upLes plus

  • L’originalité de l’histoire, de son sujet (le pouvoir destructeur de l’argent quand il devient fixation), des personnages hauts en couleur et de l’univers du roman en général : gothique, décalé, burlesque.
  • La narration amusante de la maison dans laquelle la majorité de l’action se déroule (et le pouvoir omniscient qui vient avec), même si elle est moins exploitée dans le cœur du roman.
  • Le ton bourgeois, soutenu, voire précieux de la narration et des dialogues.

downLes moins

  • Les flashbacks du milieu de roman, trop longs et éparpillés, qui cassent beaucoup le rythme de l’intrigue.
  • L’aspect vaudevillesque de l’histoire, avec ses nombreux revirements de situation parfois peu crédibles.
  • La chambre verte ne sait jamais sur quel pied danser : parfois très sérieux, parfois volontairement comique, le roman souffre d’un manque d’équilibre entre ces deux extrêmes souvent peu réconciliables.

À lire

http://editionsalto.com/catalogue/la-chambre-verte/

http://www.ledevoir.com/culture/livres/466507/litterature-quebecoise-revers-de-fortune

http://www.lapresse.ca/arts/livres/entrevues/201604/01/01-4966655-martine-desjardins-argent-maudit.php

https://voir.ca/livres/2016/04/23/martine-desjardins-la-chambre-verte-de-martine-desjardins/

À écouter

  • ABBA – Money, money, money
  • Pink Floyd – Money
  • The Beatles – Money (that’s what I want) & You never give me your money
  • The Black Keys – Money maker
  • Les Respectables – L’argent fait le bonheur
  • Urbain Desbois – L’argent
  • Téléphone – Argent trop cher
  • Fabrice Luchini – L’argent ne fait pas le bonheur (fable de La Fontaine)