fbpx
Blogues

FEQ 2015 : « I’ve got a golden ticket! » (Primus and the Chocolate Factory)

par Émilie Rioux, le 15 juillet 2015 | Chéri(e) j’arrive, Sur la route

par Émilie Rioux

Ok, je l’avoue, je l’avais échappé celle-là. Quand on m’a parlé de Primus, je n’avais aucune idée du genre de band que j’allais voir. C’est le collègue Mathieu Moths Gagnon (salut!) qui m’a ramené à l’ordre. Et heureusement.

OLDD24Dès le début du spectacle, les cris déchaînés de la foule m’indiquaient déjà la grandeur de la légende qu’est Primus. Pourtant très loin d’être « easy-listening », le groupe de Les Claypool (costumé en Willy Wonka pour l’occasion) aura rempli le Parc de la Francophonie, un mardi soir, et ce malgré l’averse persistante.

Le concept est le suivant : reprendre la trame sonore du film Charlie and the Chocolate Factory. Sur la scène, décor burtonnesque et projections d’extraits syncopés du film de Mel Stuart (version vintage 1971) se juxtaposent à un univers sonore hors du commun, où la voix ne prend de place qu’à quelques occasions derrière un rideau de basse et de percussions.

La théâtralité du phénomène est indéniable, alors que la fameuse chocolaterie devient rapidement un cauchemars aux sonorités très prog’ et psychédéliques, hypnotisant les fidèles. Parlant de théâtral, mention spéciale à la présence dramatique du violoncelle, qui a réussi en un éclair et quelques coups d’archets à provoquer les « claques » enthousiastes du public. Après chaque solo et chaque intervention du charismatique chanteur, une ovation bruyante et joyeuse résonne dans le Parc : de quoi faire oublier la pluie.

Il serait difficile de faire plus éclatée que cette visite musicale des bureaux de Willy Wonka. Même pour les non-initiés (salut!), l’aventure fut assez intrigante pour y rester scotché jusqu’à la toute fin. Opéra rock décallé? Performance musicale marginale? On se serait cru au Festival OFF tellement la proposition est audacieuse…mais pourtant rassembleuse!
primus-16
Des immenses mascottes d’Umpa-Lumpa, dont le public reproduit simultanément (et collectivement) la chorégraphie, jusqu’aux solos endiablés entre deux bonbons géants, les ingrédients étaient tous présents pour nous aider à retrouver le sens du mot « spectaculaire ». D’ailleurs, la génération Pink-Floyd-The-Wall a sans doute pu y retrouver ses racines perdues, tandis que les plus jeunes (salut!) s’en sont fait mettre plein la vue.

La soirée connut toutefois un (solide) 2e souffle lorsqu’au sortir de la fabrique de chocolat, Primus s’est mis à jouer….du Primus! Encore là, pour les nouvelles oreilles (coucou!), ce fut de l’excellent rock décadent à se mettre sous la dent. Les cris du public, sautant en l’air de la première à la dernière rangée…m’ont ramené mes acouphènes.

Une soirée pleine de surprises au FEQ. Pour ne rien manquer, suit les suggestions de CHYZ!