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iShow : Critique

par Émilie Rioux, le 12 juin 2014 | Chéri(e) j’arrive

par Émilie Rioux

 

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S’il y a un spectacle, au sein de la programmation du C.I.T de Québec, qui est susceptible de provoquer la controverse et de susciter de vives réactions du public, c’est bien le iShow! Un écran géant, une quinzaine d’ordinateurs portables, beaucoup de filage et une overdose de guts : tels sont les ingrédients pour donner un spectacle corrosifs, surprenant et bien loin au-delà des conventions.

Rendre public ce qu’on a de plus personnel et d’intime. Si l’idée peut paraître absurde, c’est pourtant ce que l’on fait tous sur une base régulière via Facebook, Instagram, Twitter, etc. Lorsque le plus intime est mis en représentation, non pas entre les quatre coin d’un écran, mais devant une salle pleine de gens attentifs, écoutant tous d’une même oreille, la donne change considérablement. C’est là tout l’intérêt d’un tel spectacle, qui étire les frontière du « théâtral » encore un peu plus loin.

Pas moralisateur pour deux sous, le collectif Les Petites Cellules Chaudes, nous fait véritablement voir la vie à l’envers, nous fait rire avec finesse. C’est la plate-forme ChatRoulette qui nous fait d’abord faire la connaissance du World Wide Web, introduisant le spectacle avec une mosaïque de conversations surveillées par l’oeil de la webcam. Le même outil servira plus tard à créer une réinterprétation virtuelle expérimentale de Cyrano de Bergerac (pourquoi pas)!

iShow expose aussi la pop-culture du web avec un immense sourire en coin, parodiant tour à tour l’épisode du « Take a Kayak » de Céline Dion, la mythique entrevue de Fidel Lachance et d’Anita ou encore l’excentrique Double Rainbow.

Certains moments provoquent aussi un vibrant malaise dans toute la salle. Le genre de malaise qu’on doit déguster puisque tout y est calculé, alors les pages web de caméras pornographiques s’étalent sur toute la surface de la toile de projection.  Les images percutent tout autant que les mots et les moments de choeurs sont très appréciés (qu’ils soient verbaux ou physiques).

Écoutez l’entrevue réalisée avec Édith Patenaude à Chéri(e) J’arrive: