fbpx
Nouvelles

Le Festif Jour 1 et 2 : Ça recommence en force!

par Guillaume Pepin, le 26 juillet 2021 | Chéri-e j’arrive, CHYZ au Festif !, Nouvelles, Sur la route

Crédits photo  : Caroline Perron | Les photographies

Pour une cinquième fois déjà, l’équipe de CHYZ 94.3 débarque à Baie-Saint-Paul dans le cadre de la 12e édition du pittoresque Festif ! Cette édition, en mode  »déconfinement  », propose 12 scènes uniques toutes aussi impressionnantes les unes que les autres. En plus des scénographies originales et d’une programmation à couper le souffle, l’organisation du Festif propose cette année une zone accessible gratuitement au Centre-ville de Baie-Saint-Paul, le Parvis du Festif, où prendront place de nombreux Dj-Sets du 21 au 25 juillet.

The Barr Brothers

17:00, Et c’est parti. Ce n’est nul autre que le duo montréalais The Barr Brothers qui a eu l’honneur de lancer cette 12e édition du Festif de Baie St-Paul.  Andrew et Brad ont enchaîné les succès folk et rock de leur répertoire en plus d’offrir à leurs fans de quoi se mettre sous la dent en attendant l’arrivée du prochain album. Le spectacle prenait place sur la scène Loto-Québec, une scène aux allures d’un barrage de castor aux abords de la rivière du Gouffre. Les frères Barr ont nappé leur performance d’une reprise de « Here Comes The Sun », d’une interprétation unique intime de «Burn Card » avant d’offrir en dernier service leur chanson « It Came to me ». Un setlist bien balancé qui a su dégourdir les festivaliers les plus rock, mais aussi apaiser un auditoire de tout âge.

Klô Pelgag

19h30, premier départ d’autobus de l’édition pour se rendre à la scène du Bas de La Baie qui nous accueil avec des bottes de foin et couvertures. La charpente d’une maison est esquissée pour créer la structure parfaitement conçue pour l’arrivée de Klô qui continue à nous prouver sa grande forme vocale dès les premières notes de « La Maison Jaune ». Sa sensibilité théâtrale rend l’expérience cathartique pour tous les spectateurs. Plus on la voit performer librement sur scène plus elle transmet cette liberté qui se répand comme une traînée de poudre parmi la foule. Comme à l’habitude, le trio Les grand-mères à broil (Lysandre, Laurence-Anne, N Nao) nous ont sublimé à remplir l’espace scénique avec autant de vigueur tout en illustrant avec brio l’univers loufoque de Klô Pelgag.

Calamine

Je ne sais pas qui était le plus heureux entre la foule archi-prête à recevoir un spectacle hip-hop en pleine gueule ou Calamine et son équipe galvaniser par un moment visiblement important dans la jeune carrière du projet Queer. Et Calamine a répondu aux attentes du client avec un sourire étampé jusqu’à la cime des arbres aux alentours de la scène du Gouffre. Calamine s’affirme avec force sur scène tout en étant à l’écoute du public, prends le pouls rapidement de l’énergie ambiante et redonne à sa juste valeur dans des interventions remplies de love. La finaliste des francouvertes 2021 a certainement conquis de nouveaux adeptes avec une performance impeccable enfilant les « bangers» de son premier album Boulette Proof. Visage rafraîchissant de la scène rap, son unicité remarquée de Québec jusqu’à Hochelaga place Calamine parmi les artistes musicaux qui marquent ce début de décennie dans la belle province réchauffée par un discours pertinent et engagé et des rythmes tout aussi actuels, la foule était on ne peut plus prête pour l’arrivée des têtes d’affiche, les gars d’Alaclair.

Alaclair Ensemble

Pourquoi changer une recette gagnante? Alaclair Ensemble est à la fois un bloc solide et des entités encore plus fortes. Il faut les voir se serrer les coudes pour ne rien laisser passer. On se back de tous les côtés pour animer un spectacle pratiquement sans faille malgré quelques problèmes mineurs. Leur cohésion c’est ce qui fait leur force. Chacun à sa place, on laisse toujours Claude Bégin dans son rôle du sauveur qui marche parmi la foule tel un Jésus moderne après s’être fait damer le pion par une licorne, une poule et un lapin festivaliers. Mais c’est la présence de Robert Nelson et les performances de KNLO qui volent le spectacle. On mise sur les gros succès pour faire monter la sauce en glissant des succès kitch tout ça pour terminer sur un mini DJ set de VLooper. Après nous avoir fait bouncer pendant plus d’une heure trente le DJ Set se termine sur « Gypsy Women » de Crystal Waters et puis plus rien. Un peu sur notre faim on quitte tout de même le corps bien chaud.

Jour 2

Deuxième journée du Festif, on s’acclimate de plus en plus à notre environnement et on laisse la nature prendre toute la place au sein des différentes scènes partout dans le village. On découvre de nouveaux endroits et à chaque fois on est impressionné par la beauté des lieux choisis par l’équipe du Festif.

Franklin Electric 

En attente de leur prochain album This Time I See It qui sortira le 24 septembre, le quatuor Franklin Electric ont jeter l’ancre le temps de deux spectacles au Quai Bell. Accompagnée d’une légère pluie fraîche, d’un air salin et d’un cadre pittoresque, la formation a ouvert le spectacle avec la chanson « Never Look Back  ».  La troupe montréalaise a magnifié le paysage du quai de Baie-Saint-Paul en offrant une trame sonore partagée entre leurs plus récents succès et quelques morceaux de This Is How I Let You Down, Blue Ceilings ainsi que In Your Head / In Your Heart. Bien que tôt pour le groupe, Jon Matte nous a offert quelques interactions en français :« normalement on est plus tequila shot, mais aujourd’hui c’était plus un café ».

Maude Audet

C’est tout en douceur que Maude Audet nous raconte quelques bribes de quotidiens tirés de ces albums Tu Ne Mourras Pas et l’album de traduction Translations. Elle enchaîne les changements de guitares et autres instruments à cordes pour nous montrer l’éventail de ses textures au sein de son univers pop/rock mélancolique. Entourés des arbres à proximité de la Scène du Gouffre et survolés par multiples espèces d’oiseaux impressionnants, on aurait voulu chanter avec elle les paroles originales de « Tu Trembleras Encore » mais les traductions, accomplies avec sensibilité, se glissaient malgré tout très bien dans le setlist choisi. Pour son premier festival cette année, Maude Audet était accompagnée de son acolyte et réalisateur Mathieu Charbonneau qui venait appuyer avec merveille des compositions puissantes et remplies d’humanité. En espérant la revoir prochainement dans un spectacle complet.

Louis-Jean Cormier 

ENFIN ! Après 2ans de sabbatiques et 1an et demi de pandémie, l’auteur-compositeur-interprète, ancien coach de La Voix, plus beau profil grec de Sept-Îles, chanteur principal de Karkwa et membre du duo Karkwatson, Louis-Jean Cormier est de retour. En direct de la Scène du Gouffre juste après Maude Audet, Louis-Jean Cormier nous raconte ces profonds tourments des dernières années accompagnés par le groove de ces partenaires de scènes. «Tout tombe à sa place», pour ouvrir, suivie d’un passage émouvant pour introduire «Croire en rien» et « L’ironie du sort ». L’ensemble à relancer la foule avec « St-Michel » et pris d’assaut « Tout le monde en même temps » juste avant que la nuit tombe. Une performance marquée de l’incroyable complicité entre François Lafontaine, aux claviers, et Louis-Jean Cormier tout en cordes.

Plants and Animals

Ayayaille ! C’est dans un décor propice à sacrifice humain, au plein cœur d’une carrière illuminée par une lune pratiquement pleine, que Plants and Animals nous ont accueillis. Le groupe a débuté la cérémonie avec « The Jungle » et on comprenait déjà que ce spectacle allait marquer l’imaginaire de plusieurs. L’excellente performance psychédélique, tribale et grotesque, voire horrifiante par moment, avait tous les éléments nécessaires pour qualifier le spectacle d’immersif. Après les succès de The Jungle, le groupe est revenu 13ans en arrière pour nous jouer quelques pièces de leur premier album plutôt folk Parc Avenue. Warren Spicer (voix-guitare) et Nic Basque(guitare-voix) ont témoigné d’une rigueur impressionnante et d’une belle générosité en offrant un long rappel, et ce même si nous assistions au 2e spectacle de leur journée.