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Le Messie des Violons du Roy : un pur ravissement

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par Marika Sokoluk, le 9 décembre 2016 | Chéri(e) j’arrive

par Alex Tremblay Lamarche // Crédit photo : Marc Giguère

L’importance que revêt le Messie aux yeux de Bernard Labadie n’est plus à démontrer. C’est avec cette œuvre qu’il a fait ses débuts aux États-Unis en 1999 et qu’il a retrouvé la scène en 2015 après une longue maladie. C’est également une des œuvres phares qui l’accompagne depuis quelques décennies et qui a contribué à faire connaître les Violons du Roy à l’étranger. Les attentes ne pouvaient donc qu’être particulièrement grandes pour les spectateurs qui se sont rendus au Palais Montcalm le jeudi 8 décembre pour en entendre la performance proposée par les Violons du Roy et la Chapelle de Québec.

Au terme de la soirée, force est d’admettre que les Violons du Roy peuvent crier mission accomplie. Le public est ressorti enchanté et complètement transporté par l’interprétation que l’ensemble a offert de l’oratorio. En effet, dès que la salle s’est tue, l’orchestre a entamé avec entrain la première partie, donnant ainsi le ton à la soirée : une interprétation vive capable d’entraîner le public dans une intériorité certaine dans les pages les plus sombres de la partition et de lui faire goûter à une félicité radieuse dans ses moments les plus lumineux. Il convient d’ailleurs à cet égard de saluer la performance de la Chapelle de Québec qui a donné à la soirée certains de ses moments les plus forts (parmi lesquels figurent notamment le « And the glory of the Lord », le « Glory to God », le célèbre « Halleluja » et un magistral « Amen » en final).

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Le connaisseur y trouvera autant son compte que le néophyte. Si le mélomane averti saluera l’interprétation particulièrement touchante que les Violons du Roy offrent de cette oeuvre, celui qui n’en connaît que le célèbre « Halleluja » y trouvera une belle occasion de s’initier à la musique sacrée. Nul besoin de connaître en effet l’œuvre dans ses méandres pour se laisser toucher par elle : l’intensité des chœurs, la beauté de la voix des solistes et le caractère très humain que lui donnent les Violons du Roy sauront assurément séduire.

À propos : 

Le Messie de George Frideric Haendel

Bernard Labadie, chef
Lucy Crowe, soprano
Iestyn Davies, contre-ténor
Allan Clayton, ténor
Luca Pisaroni, baryton-basse
La Chapelle de Québec, chœur de chambre 

Présenté les 8 et 9 décembre 2016 à 20h à Québec (Palais Montcalm)
Le 10 décembre 2016 à 19h30 à Montréal (Maison symphonique de Montréal)

Pour plus d’information : ICI

Auteur : Marika Sokoluk