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Petite-Vallée, Grand Festival (Partie 2)

par Émilie Rioux, le 18 juillet 2016 | Chéri(e) j’arrive, Sur la route

par Jean-Louis Bordeleau

Du jeune et du vieux

Jeudi, il y a eu l’énergie de la jeunesse, et vendredi, le refrain des âgés.

Koriass d’abord, a déployé un maximum d’énergie pour faire lever le chapiteau situé à Grande-Vallée, le village voisin. Il frappe avec les mains sur la cymbale, martèle le pied de micro au sol : les «énervés» comme il le dit, en avaient pour leur argent. Pour un spectacle de rap où le trois quart de la salle est assisse («j’aime ta grande mer» reste le thème du festival…), il y avait comme de l’animosité dans l’air.

Ensuite, Ariane Moffatt a littéralement levé debout une partie de l’auditoire. Tout en subtilité, en énergie et en générosité, ses chansons grands public ont visiblement ravis. Elle dit aimer le festival parce qu’on y « décortique » mieux, les chansons et les paroles. L’écoute du public est en effet bien réel. Stylé, cool, il y a eu vraiment quelques choses de bien durant cette soirée. Au piano, quand elle ne rocke pas le synthétiseur, elle y va du son piano-classique pour une ballade sur la maternité, un autre moment de tendresse et de beau. La foule qui chante « tu ferais une super maman » avec une femme qui affirme la réalité de la maternité homosexuelle, loin en région, c’est très beau.

Reprendre « imparfait »  de Daniel Bélanger » ? Vraiment super beau.
En bref, on a beaucoup tapé du pied.

Chansonneurs

Un vrai bonus durant le festival en chanson de Petite-Vallée, c’est le florilège de chansonneurs invités. Dans le bistro de la salle de spectacle ou en première partie de spectacle, 8 chansonneurs défilent pour conquérir le prix du public. 2 chansons, et on passe à l’autre. Juste le temps de passer sa crème. Vraiment, c’est une panoplie de découvertes sans flafla, accessibles, et grand publics. Le vendredi, c’est Cédrik St-Onge qui est reparti avec la guitare-trophée.
Pour clore la soirée de vendredi, Pierre Flynn a fait son show. Théâtralité ficelée, charmant conteur, l’ancien d’Octobre en faisait même peut-être un peu trop. Ses fans ont visiblement adoré, reprenant les refrains avec entrain, mais pour ce qui est de la nouveauté, on repassera. On sent dans la prestation que cet ancien musicien du groupe Octobre est devenu un véritable musicien de métier… La poésie est appréciée, mais ce n’est quand même pas Notre-Dame-de-Paris… Même dans les phases de solo, au piano, on entend les années ‘70, un genre de The Doors, le génie de Ray Manzarek en moins. De l’authentique « adulte contemporain ».

Point majeur du festival, les veillées dans le bistro du théâtre principal. The Ringos, qui reprennent les Beatles en vrac animent la centaine de festivaliers enthousiastes dès 23h. Des navettes ramènent ensuite les fêtards chez eux, gratuitement, jusqu’à 3h du matin. Sinon, le lever du soleil sur la mer reste un spectacle ensoi grandiose.