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Récit d’un Rockfest en bonne et due forme

par Marika Sokoluk, le 27 juin 2017 | Chéri(e) j’arrive, Nouvelles

Le dimanche 25 juin, sonnait le retour à la réalité pour une centaine de milliers de festivaliers venus des 4 coins du Québec, de l’Ontario et des États-Unis pour venir assister au Rockfest de Montebello. C’est avec la mine déconfite par la férocité des festivités que tout un et chacun sont retournés à la maison avec le souvenir, clair ou non, d’une douzième édition réussie.

 

D’abord, l’organisation du Rockfest peut être très fière de sa programmation parallèle de sa Saint-Jean-Baptiste/ Fête nationale. Un alignement sans fautes et toujours en crescendo. Un des moments forts de cette soirée fut la prestation de l’icône incontestée de la musique rock au Québec, M. Robert Charlebois. Du haut de ces 73 ans, la foule a pu voir à l’oeuvre un chanteur en très grande forme. Nous interprétant ses classiques comme Lindberg et Fu Man Chu, Robert a transporté la génération post-baby-boom dans les doux souvenirs d’une jeunesse pas si lointaine. Pour les moins vieux, qui n’ont pas connu l’artiste alors qu’il était à son paroxysme, on sentait un certain privilège de voir ce grand de la chanson québécoise se donner avec autant vigueur.

Cette soirée, jusque là sans fautes, s’est toutefois quelque peu gâchée juste avant l’apparition des Cowboys Fringuants. Une pluie torrentielle s’est abattue sur Montebello mouillant la foule jusqu’à l’os. Les Cowboys ont retardé leur entrée sur scène pour une question de sécurité. Après un bon moment d’attente sous l’averse, ils ont enfin livré la marchandise, réchauffant ainsi les plus endurants resté pour regarder le spectacle.

Jour 1.

Après une nuit complète sous la pluie, dame nature avait laissé sur le site une gigantesque quantité de boue recouvrant presque l’entièreté du sol. Évidemment, plusieurs s’en sont donnés à cœur joie…

 

 

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Malgré cette boue abondante et un ciel plutôt pluvieux, ça en aurait pris bien plus pour empêcher les vrais amoureux de la musique rock de venir assister aux spectacles de leurs bands préférés.

La première journée a commencé en force avec un alignement des plus notables : Pennywise, Wu-Tang Clan, Killswitch Engaged, AFI (qui ont livré un solide show dans un style beaucoup moins emo qu’à l’époque), Bad Religion et Bullet For My Valentine.

La soirée du vendredi s’est entamée avec le headliner The Offsprings. Sans artifices, ni grandes interactions avec leur public, The Offspring ont joué d.un bout à l’autre leur album Ixnay on the Hombre afin de célébrer les 20 ans de sa parution. Plusieurs ont reproché au band d’être sur le pilote automatique, ce qui n’est pas entièrement faux. Personnellement, je crois que l’expérience The Offspring se vit plutôt dans la foule que sur la scène. Être debout au beau milieu d’une mer de gens qui chantent en coeur les hymnes connus du band dont Self Esteem et My Friend Got a Girlfriend, il est là le vrai thrill. Le groupe a également offert à leurs innombrables fans quelques nouveautés.

Sur les douze coups de minuit, Rammstein s’est finalement amené sur la scène principale qui a été allongée spécialement pour eux. Le band, qui a donné un lustre à la programmation de cette année, a offert le même spectacle que l’été dernier au FEQ. Selon les organisateurs du Rockfest, ceux-ci devaient livrer un tout nouveau spectacle en exclusivité pour le Rockfest et en première Nord-Américaine…. FAUX. Cependant, ce spectacle reste impressionnant à voir pour sa pyrotechnie démesurée et sa mise en scène qui transporte le public dans un monde tout autre. Rammstein doit être probablement dans le top 5 des artistes à voir en spectacle en ce moment.

 

Jour 2.

 

La pluie ayant cessé depuis au moins 24h, le sol avait eu le temps de sécher au courant de la nuit. Cette deuxième journée s’est également avérée beaucoup plus ensoleillée que la première, ce qui en a ravi plus d’un. Plusieurs en ont profité pour passer plus de temps au camp, proche de la rivière des Outaouais, pour relaxer et profiter de leurs installations.

Eagles of Death Metal a donc ouvert la journée pour plusieurs retardataires, dont moi.  Le moment fort de leur prestation fût lorsque Josh Homme, chanteur de Queen of the Stone Age et multi-instrumentiste, est venu donner quelques coups de baguette, lui qui joue à l’occasion avec le groupe.

La figure de proue de la culture du rock and roll, Dee Snider a également livré une performance flamboyante, lui qui se présentait cette fois-ci en solo. Malgré qu’il y est eu un énorme froid entre le chanteur et l’organisation du Rockfest l’année précédente, celui-ci est revenu tout aussi généreux que sa dernière visite avec son band Twisted Sister. Dee Snider a prit soin de donner du temps à ses fans pour prendre quelques photos avec lui.

Meshuggah est ensuite venu prendre le relais de Dee Snider sur la scène Jagermeister. Ce band de deathcore métal progressif a «garroché» des riffs d’une violence lourde qui nous ont mitraillé l’âme. Bien que ce groupe est réservé à une clientèle restreinte, il est intéressant de vivre une telle expérience aux allures apocalyptiques. Surtout que la pluie s’est installée durant le spectacle, ça donnait des images de guerre.

Le Rockfest 2017 s’est clôturé avec le band canadien Alexisonfire suivi du groupe Californien Queens Of The Stone Age. Iggy Pop a fermé le bal dans la nuit de samedi à dimanche.

 


 

POINTS FORTS du festival :

  • Une logistique toujours très bien exécutée. Les shows commencent souvent à l’heure ou avec un peu de retard. On salue le travail qui est fait chaque année.
  • La foule au Rockfest est selon moi une des meilleures foules de festival au Québec. Ce sont des gens qui sont habitués d’être dans ce genre de situations, qui ont une grande tolérance, qui réussissent à s’adapter aux autres et qui ont toujours attitude festive. Merci aux gens du Rockfest d’être si cool !

POINTS FAIBLES du festival :

  • Pas d’horaire imprimé sur papier cette année. C’était tannant de devoir sortir son cellulaire chaque fois pour le regarder. Surtout avec la pluie, on n’avait pas envie de traîner son téléphone sur soi et il ne fallait surtout pas manquer de batterie non plus ! Certains ont pensé à le faire imprimer au préalable, chapeau à vous ! Un horaire papier offert à l’entrée du site, rien de plus utile que ça. Grosse erreur d’enlever ça.
  • La fausse rumeur concernant Rammstein m’a déçu puisque j’avais de tout autres attentes, mais je tripe quand même sur leur show actuel.

 

Album souvenirs

 

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Surnommé «dans  la tanière du voleur», ce prêtre propriétaire d’un foodtruck, vendait ses petites bouchées fromagées à 8$ le petit panier qui comptait à peine 5 morceaux. $$$$$

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Des tatouages à profusion.

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Encore et encore….

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Remarquez ici l’enseigne.

 

 

 

Auteur : Marika Sokoluk