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Reprise de la semaine : Des hauts, des bas (Stephan Eicher vs Gaëtan Roussel & Florent Marchet)

par Cyril Schreiber, le 19 décembre 2016 | Chéri(e) j’arrive

par Cyril Schreiber

Des hauts, des bas, Stephan Eicher (1993, Carcassonne)

Stephan Eicher est sûrement le chanteur suisse le plus connu de sa génération. Artiste rare dans les médias mais extrêmement populaire dans le public, Eicher chante tout aussi bien en français qu’en anglais, en italien qu’en allemand. Depuis le début de sa carrière qui compte une quinzaine d’albums à partir des années 1980, il a vendu plusieurs millions d’albums et fait régulièrement des tournées, en groupe ou solo. Parmi ses grands succès, notons Pas d’ami (comme toi), Déjeuner en paix et Combien de temps.

Des hauts, des bas ouvre son septième album solo, Carcassonne, paru en 1993, et enregistré à l’Hôtel de la cité dans la ville du même nom, comme il le fait souvent à cette époque. Les paroles sont signées par Philippe Djian, son fidèle complice écrivain, qui se met dans la peau d’un jeune homme au début de sa vie qui attend que celle-ci commence réellement, voyant toutes les possibilités qui s’offrent à lui. Malgré toutes les questions qu’il se pose et dont il n’a pas toujours les réponses, il finira éventuellement par avoir ce qu’il voulait… et même ce qu’il ne voulait pas.

Musicalement, nous sommes dans le rock : les guitares électriques est à l’avant-plan. On peut aussi entendre la voix singulière de Stephan Eicher. Notons que la chanson se retrouve aussi sur l’album live Non ci badar, guarda e passa… (1994), dans une version encore plus rock et musclée.

 

Des hauts, des bas, Gaëtan Roussel & Florent Marchet (2011, single)

 

Si Gaëtan Roussel est bien connu au Québec pour être souvent venu en spectacle (tant avec ses groupes Louise Attaque et Tarmac qu’avec ses albums solo), Florent Marchet, lui, s’est fait plus rare de ce côté de l’Atlantique, n’offrant que deux petits spectacles aux Francofolies de Montréal en 2007. La plupart de ses albums (il en a quatre, dont le plus récent Bambi galaxy, sorti en 2014) ne sont même pas distribués au Québec. En plus de son répertoire, il a aussi beaucoup écrit pour différentes chanteuses dont Élodie Frégé, Sylvie Vartan ou Axelle Red.

Les deux artistes sont marqués par la version originale de 1993 en son temps (voir leurs témoignages dans le lien), mais c’est Marchet qui proposera à Roussel de reprendre cette chanson mémorable, grand succès d’Eicher. D’abord pour le Taratata #375, émission musicale mythique de la télévision française, puis ensuite en single et en bonus de son album Courchevel paru en 2011.

La reprise est à l’image des albums studio de Gaëtan Roussel, avec un son pop-rock electro très contemporain et plus rythmé que l’original. Florent Marchet avait donné comme référence, comme point de départ, le travail de Damon Albarn (Blur, Gorillaz) pour son groupe The good, the bad & the queen. Leurs voix se mélangent très bien ensemble sur cette reprise qui a connu un certain succès cette année-là.

 

À voir!

http://mytaratata.com/taratata/375/florent-marchet-gaetan-roussel-des-hauts-des-bas-2011

http://mytaratata.com/taratata/375/interview-florent-marchet-gaetan-roussel-2011 (émission Taratata)

À lire!

https://fr.wikipedia.org/wiki/Stephan_Eicher

http://www.liberation.fr/hors-serie/2006/04/25/stephan-eicher-l-eurockpeen_36677

http://www.chartsinfrance.net/Stephan-Eicher/news-73691.html

http://www.purepeople.com/article/gaetan-roussel-florent-marchet-une-rencontre-des-hauts-des-bas-un-sommet_a81423/1

 

Paroles

La pluie venait du nord

Le vent passait sous ma porte

Je comptais vivre fort

Et que le diable m’emporte

 

J’allais à la fenêtre

Enroulé dans un drap

Je secouais la tête

J’en écartais les bras

 

J’avais des hauts, j’avais des bas

J’avais plus ou moins chaud

Toute la vie devant moi

J’avais des hauts, j’avais des bas

Je crois que j’en voulais trop

J’ai même eu ce que je ne voulais pas

 

Je restais enfermé

Ou errais pendant le jour

Trop de chemin s’ouvraient

Trop de questions en retour

Je n’avais pas tué mon père

Mais je ne me souvenais pas

Ce qu’il me disait de faire

Ou ce qu’il ne disait pas

 

J’avais des hauts, j’avais des bas

J’avais plus ou moins chaud

Toute la vie devant moi

J’avais des hauts, j’avais des bas

Je crois que j’en voulais trop

J’ai même eu ce que je ne voulais pas

 

Chaque jour je me tenais prêt

Je guettais l’heure et la page

Où les eaux s’ouvriraient

Me laisseraient un passage

L’espoir me faisait vivre

L’attente me rendait nerveux

Je trouvais dans les livres

De quoi patienter un peu

 

J’avais des hauts, j’avais des bas

J’avais plus ou moins chaud

Toute la vie devant moi

J’avais des hauts, j’avais des bas

Je crois que j’en voulais trop

J’ai même eu ce que je ne voulais pas