fbpx
Blogues

Reprise de la semaine : Read My Mind (Leif Vollebekk vs. The Killers)

par Émilie Rioux, le 28 juin 2016 | Chéri(e) j’arrive

par Cyril Schreiber

Read my mind, The Killers (2006, Sam’s town)

The Killers représente l’archétype parfait du groupe américain à qui tout réussit. Créé en 2002 à Las Vegas, le quatuor a sorti 4 albums studio et vendu plusieurs millions d’albums. Leur pop-rock très efficace a fait des adeptes partout dans le monde, incluant ici à Québec, notamment lors du passage du groupe sur les Plaines d’Abraham dans le cadre du Festival d’été 2014.

Sam's townRead my mind est le parfait reflet du son de The Killers, et l’un des plus grands succès du groupe. Présente sur leur deuxième album studio (Sam’s town, 2006) et sortie en single en février 2007, la chanson s’est démarquée à plusieurs égards : numéro 2 au Billboard Hot 100, numéro 15 sur le UK Singles Chart, 57e meilleure chanson de tous les temps d’après un classement de la radio britannique XFM, et 71e meilleure chanson de la décennie d’après Absolute Radio. Elle a aussi été nommée comme meilleure chanson alternative/rock dance au International Dance Music Awards et Favorite Song from a soundtrack au People’s Choice Awards (2008), car présente sur la bande sonore de la série « Friday Night Lights » (NBC).

Read my mind, dont le clip a été tourné à Tokyo, est par ailleurs considéré comme le meilleur moment de l’album Sam’s town, même par les critiques qui n’ont pas apprécié le disque. Brandon Flowers, le chanteur et parolier de The Killers, la considère comme la meilleure chanson qu’il ait jamais écrite. Elle s’intitulait d’abord Little Angela, mais le réalisateur Alan Moulder a eu le courage d’affirmer qu’il n’aimait pas cette première ébauche. Brandon Flowers a donc réécrit les paroles, cette fois-ci inspirées en grande partie de sa vie.

Read my mind, Leif Vollebekk (2013, North Americana & Borrowed time)

Le chanteur Leif Vollebekk est né à Ottawa en 1985 mais vit à Montréal depuis 2009 officiellement. Sa carrière a véritablement débuté en Islande, alors qu’il vivait un échange collégial, et où il a étudié la philosophie. Depuis son retour au Québec, il a partagé l’affiche avec plusieurs artistes, dont ses amis Patrick Watson, les Barr Brothers et Karkwa. Après un premier album en 2010 (l’excellent et singulier Inland), Vollebekk a fait paraître en 2010 son deuxième album, North Americana qui, comme son nom l’indique, explore l’américanité. Leif Vollebekk, qui donne beaucoup de spectacles à travers le continent, n’hésite pas à déconstruire totalement ses chansons lors de ses prestations.

En bonus de cet album, ainsi que sur le EP Borrowed time (2013), on retrouve cette reprise de Read my mind, tellement bien assimilée qu’on pourrait croire qu’elle fait partie du répertoire de Vollebekk. Après les guitares de The Killers, c’est le piano de ce dernier qui est mis à l’avant-plan, de même que le saxophone ténor de Adam Kinner et le violon de Sarah Neufeld.

Read my mind, d’abord tube radiophonique rythmé, devient chez Leif Vollebekk une ballade au tempo plus lent, qui met en évidence le texte de Flowers et la mélodie de la chanson. Il en parle volontiers comme d’un plaisir coupable, et c’est l’un des grands moments de ses spectacles.
Autres reprises :

Plusieurs remixes dont celui des Pet Shop Boys, sur l’album Disco four (2007), avec les voix rajoutées de Neil Tennant et Chris Lowe.

Paroles :

On the corner of main street
Just tryin’ to keep it in line
You say you wanna move on, and
You say I’m falling behind,
Can you read my mind?
Can you read my mind?

I never really gave up on
Breakin’ out of this two-star town
I got the green light
Got a little fight
I’m gonna turn this thing around,
Can you read my mind?
Can you read my mind?

The good old days, the honest man
The restless heart, the Promised Land
A subtle kiss that no one sees
A broken wrist and a big trapeze
I said, I don’t mind, if you don’t mind
Cause I don’t shine, if you don’t shine
Before you go, can you read my mind?

It’s funny how you just break down
Waiting on some sign
I pull up to the front of your driveway
With magic soaking my spine,
Can you read my mind?

Can you read my mind?

The teenage queen, the loaded gun
The drop dead dream, the Chosen One
A southern drawl, the world unseen
A city wall and a trampoline
I said, I don’t mind, you don’t mind
‘Cause I don’t shine if you don’t shine
Before you jump
Tell me what you find

Slipping in my faith until I fall
You never returned that call
Woman, open the door, don’t let it sting
I wanna breathe that fire again

She said, I don’t mind, if you don’t mind
Cause I don’t shine, if you don’t shine
Put your back on me
Put your back on me

The stars are shining like rebel diamonds cut out of the sun