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Retour sur Fontarabie, Fanny Bloom et Bernhari

par Émilie Rioux, le 5 octobre 2014 | Chéri-e j’arrive

par Émilie Rioux

La soirée du 4 octobre a été marquée par le passage d’un concert GRATUIT (organisé par Evenko) mettant en vedette beaucoup de talent. En triple plateau se sont succédé Bernhari, Fanny Bloom et Fontarabie sur la scène de l’Impérial. Retour nécessaire sur une soirée mémorable.

 Cliquez sur les photos pour un agrandissement!

 

Bernhari

Bernhari - Alice Chiche

Crédit : Alice Chiche

Alexandre Bernhari apparaît tel un seul homme au devant de son groupe, armé de sa batterie, de son micro et de son dégradé impeccable. La soirée est partie en lion avec les pièces rock très théâtrales de ce « nouveau venu » sur la scène musicale montréalaise. Ce qui est résolument le plus agréable à constater dans les performances scéniques de Bernhari, hormis la qualité des chansons et ses envolées lyriques sur des rythmes épiques, c’est le plaisir évident qu’il(s) a/ont à jouer sur scène (ce qui n’est pas donné à tous, croyez-moi). Ça rayonne de bonheur et d’énergie, tellement que Bernhari en a viré sa cymbale à l’envers après la première chanson! Rien de trop beau pour le show!

 

Fanny Bloom

Fanny Bloom - Alice Chiche-2

Crédit : Alice Chiche

En formule trio pour l’occasion, c’est avec timidité que Fanny Bloom s’est assise derrière son grand clavier, pour la « deuxième fois qu’on fait le show », depuis la sortie récente de l’album Pan. La fébrilité était palpable, pimentée d’un bris technique d’un fameux pad contrôlé par Philippe Bilodeau (batterie). Néanmoins, chaque chanson a été livré avec un maximum de sincérité et d’intensité par Fanny Bloom et sa douce voix aérienne (relevé de la guitare de Jean-Philippe Hébert). Un choix de chanson d’ailleurs qui aurait sans doute gagné a être plus dynamique, à l’image d’un nouvel album beaucoup plus pop et énergique. 30 minutes qui ont été somme toute suffisantes pour piquer ma curiosité : j’ai hâte de voir Fanny se lever et sortir d’en arrière de ses touches noires et blanches pour nous livrer sa musique en pleine face!

 

Fontarabie

Fontarabie - Alice Chiche-3

Crédit: Alice Chiche

Il y a de ces groupes qui nous font dire « OK, j’ai pogné d’quoi! ». Fontarabie fait définitivement et incontestablement partie de ces groupes qu’il faut impérativement voir en spectacle. Tout d’abord, parce que c’est assez rare de pouvoir voir autant d’individus sur une scène (13 musiciens en tout), ne serait-ce qu’une question de budget pour payer tout ce beau monde. Ensuite parce que ce rock orchestral et magistral marie de parfaite manière les partitions, les lutrins et le « gros fuzz » avec reverb. D’autre part, Julien Mineau et toute sa compagnie ont pu bénéficier d’une excellente qualité sonore samedi soir à l’Impérial, un essentiel pour ce type de spectacle, où doivent cohabiter flûte, violons, cor, trombone, claviers, batterie et guitares au sein d’un même spectre musical. Même de la première rangée (où je me trouvais, une place habituellement très ingrate côté son), je pouvais tout entendre, y compris le couinement du bras de vibrato de la guitare de Mineau. Après une première partie plus glauque et presque exclusivement instrumentale, le 2e segment de la performance de Fontarabie avait tout pour rappeler l’énergie de Malajube, avec des chansons plus mélodiques et plus « conventionnelles » quoiqu’arrangées de façon complexes et cohérente.

Le tout s’est terminé dans une immense cacophonie, où chaque musicien est arrivé à l’apogée de sa partition, où l’espace à été complètement saturé par 13 artistes remarquables que vous vous devez de retracer un à un. Soulignons au passage la présence du multi-talentueux Benoît Rocheleau (vibraphone, trombone et autres auxiliaires) ainsi que Thomas Augustin (aux 3 claviers), membre de Malajube et instigateur du groupe Jacquemort. Au risque de me répéter : Fontarabie, à voir une fois dans une vie!

Merci à Alice Chiche pour les charmantes photographies!