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Nouvelles

Club Critique – 10 mars 2021

par Gabriel Tremblay, le 14 mars 2021 | Club Critique, Critiques musicales, Nouvelles

POSTDATA – Twin Flames (Guillaume Pepin)

Projet solo de Paul Murphy, membre de Wintersleep, POSTDATA crée une indie pop soignée. Avec ce troisième album, il nous présente des compositions plus organiques et plus riches que ces albums précédents. Un LP dans lequel Murphy n’hésite pas à mettre de l’avant des expérimentations. Les beat électro, les mélodies au piano ou à la guitare ne sont là que pour appuyer une sonorité pop mais on sent une volonté d’amener plus loin la réflexion musicale. Les orchestrations plus complexes et la diversité des instrumentations (cuivres et cordes) ajoutent beaucoup à l’expérience et aident à s’éloigner d’un son pop qui aurait pu devenir cliché. Produit par Ali Chant (PJ Harvey, Aldous Harding, Perfume Genius, Algiers), cette dernière création ne réinvente pas le genre, par contre il apporte, dans le catalogue de l’artiste, une plus grande diversité.  7/10

 


Bernice – Eau de Bonjourno (Gabriel Tremblay)

Projet mené par la chanteuse torontoise Robin Dann, Bernice est un quintet pop-jazz-experimental qui, avec Eau de Bonjourno, signe leur troisième long jeu à ce jour. Dans nos oreilles, la base, la forme et la structure de la plupart des pièces est généralement pop et là dessus, s’ajoutent des influences jazz… soit une grosse macédoine de saxophone et trompette. l’appréciation de l’opus se fait tel un collage, un scrapbook où le jazz, le pop et même le soul s’entrechoquent. Bref, cette eau de source cordiale,  c’est une sorte de projet d’art plastique, que j’ai particulièrement délecter dans le bain (moussant au lait de chèvre et des huiles essentielles à l’eucalyptus).

7.5/10

 


 

Cloud Nothings – The Shadow I remember 

(Mathieu Gagnon

Après une première offrande pandémique auto-distribuée en 2020, Dylan Baldi et sa bande rappliquent quelques mois plus tard avec un second album qui marque le retour de Steve Albini à la production. On y retrouve les principaux ingrédients de la recette Cloud Nothings : textes nostalgiques et mélancoliques, refrains pop-punk accrocheurs et moments d’envolées énergiques. Si le quatuor de l’Ohio peine parfois à se réinventer mélodiquement, la production à la fois lo-fi et dynamique signée par Albini assure à cette nouvelle offrande une place de choix dans la discographie du groupe. 

7/10