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Nouvelles

Club Critique – 11 novembre 2020

par Gabriel Tremblay, le 11 novembre 2020 | Club Critique, Critiques musicales, Nouvelles

Super Plage – Super Plage II
(Nicky Lamontagne)

Super Plage nous offre un deuxième manifeste contre l’hiver simple et efficace qui nous fait regretter l’été. On retrouve avec joie son électro-pop vaporeuse à saveur kitsch des années 80 et ses collaboratrices (Virginie B, Meggie Lennon, San James, Narcisse) auxquelles s’ajoute Mélanie Venditti. Attendez-vous à planer avec Mush, à jouer dans le sable sur Les vacances et à repenser à votre voyage pandémique avec Gaspé. Une proposition dansante et relaxante pour survivre jusqu’à Noël. 7.5/10

 

Charlotte Brousseau – Boucles
(Émilie Rioux)

Boucles donne à entendre les premières notes de Charlotte Brousseau dans le paysage musical de la ville de Québec. Elle y chante le retour à la terre dans un respect de la tradition de la chanson québécoise et dans une instrumentation acoustique minimaliste qui laisse toute la place à la poésie des paroles. Ces cinq chansons sont autant d’envolées qui transcendent l’esprit et hypnotisent l’oreille vers un bord de fleuve où le vent souffle fort. Des premiers pas musicaux très matures et fort impressionnants pour cette jeune autrice-compositrice-interprète d’ici.  8/10

 

Mélodie Spear – Fabulations
(Émilie Rioux)

L’ouragan Spear livre finalement un premier EP très justement intitulé Fabulations, où l’imagination fertile de la jeune artiste de Québec explose en cinq pièces résolument vivantes. Une résurgence pop-rock insuffle aux paroles candides une énergie dont on a bien besoin en cette dépression saisonnière. Dans les limbes et Plus qu’une fable sont les deux titres emblématiques à retenir, qui nous donnent envie d’entendre où la mènera son petit « rock n’ roll train » dans les années à venir.   7/10

 

NOTHING – The Great Dismal
(Guillaume Pepin)

S’inscrivant dans la lignée du «shoegaze revival» depuis plus 10 ans, Nothing ajoute à cette bibliothèque un album viscéral et efficace. Les «reverbs» de guitares, les drums hyper marqués et la voix éthérée de Domenic Palermo font de Nothing des maîtres du genre. Plus lourd que ce que certain pourrait s’attendre, les influences hardcore et grunge des années 90 se font sentir dès la deuxième piste de l’album. Sans tomber dans la caricature d’un son suranné, la réalisation amène plutôt une touche de modernisme à ce style qui ne s’essouffle aucunement tout au long de l’album.   9/10