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La crème du basketball débarque au PEPS

par Directeur Sports, le 11 mars 2015 | Conduite antisportive

Par Guillaume Villemaire

Le PEPS de l’Université Laval sera l’hôte, de jeudi à dimanche, du Championnat de basketball féminin SIC, un championnat qui ne manquera pas d’histoires intéressantes. Windsor qui essaye de gagner un 5e titre de suite, Linda Marquis qui va finir sa carrière à la maison et l’Ouest canadien qui essaye de gagner un premier titre en 5 ans après une domination de 19 ans…

Un défi trop gros pour l’équipe hôte

C’est un scénario rêvé pour Linda Marquis. Finir une incroyable carrière de 30 ans en disputant le championnat canadien à la maison. Par contre, il y a un gros obstacle pour finir sur une bonne note, il s’appelle ‘’Lancers de Windsor’’. Malgré avoir tenu tête pendant 3 quarts contre les quadruples championnes dans un match hors-concours au PEPS en octobre, les deux équipes sont à des cycles différents en ce moment.

Le Rouge et Or est à quelques années d’être une des bonnes équipes au pays et va profiter de ce championnat pour prendre de l’expérience. Il y a aussi le cas de Sarah-Jane Marois, qui est encore un cas incertain pour le tournoi, qui est devenu l’étoile de l’équipe avant sa blessure et qui oblige Marquis à jouer 2 gardes défensifs (Girard et Émond) en son absence. L’absence du jeu physique fera mal à Laval contre les grandes et grosses équipes de l’Ouest. Il y a aussi le fait que les 3 centres ont ensemble une moyenne de 4 rebonds par matchs, ce qui donnerait le 5e rang dans l’équipe à ce niveau. Inacceptable!

Mais s’il y a une équipe qui peut causer la surprise au premier tour, c’est le Rouge et Or. Pourquoi? Parce que cette équipe a joué dans plusieurs matchs importants ensemble avant l’Université. 8 des 13 joueuses de l’équipe ont monté 3 fois de suite sur le podium au niveau collégial avec les Dynamiques de Ste-Foy. Je parle ici de Gabrielle Girard, Sarah-Jane Marois, Raphaelle Côté, Jane Gagné, Naomi Lavallée, Claudia Émond, Geneviève Derome et Justin Guay-Bilodeau.

Pourquoi elles vont gagner : Provoque beaucoup de revirements, en forme à la ligne de 3 points

Pourquoi elles vont perdre : Le jeu physique et le manque de finition en offensive

 

Est-ce enfin l’année pour les Martlets?

L’Université McGill est la puissance du basketball québécois depuis 4 ans. Mariam Sylla, Diana Ros, Carolann Cloutier et Alexandria Kiss-Rusk en sont pour beaucoup, mais rendu en championnat canadien, c’est une tout autre chose. Ce sera une 4e présence consécutive pour les Martlets et elles seront à la recherche de leur première victoire en quart de finale.

Elle arrive au tournoi avec peut-être la joueuse la plus complète du tournoi en Mariam Sylla. Elle est la seule joueuse au pays qui affiche dans ses statistiques de saison un ‘’Double-Double’’ avec 12,4 points par match et 10,9 rebonds par match.

Elles ne sont pas l’équipe la plus dynamique du tournoi, mais elles vont travailler fort dans le trafic. Elles jouent un style de jeu très physique, car à l’exception de Carolann Cloutier, il n’y a pas de réelle menace du 3 points. Avec un jeu physique viennent des voyages répétitifs à la ligne de lancer franc et elles capitalisent sur ces chances.

Pourquoi elles vont gagner : Jeu physique, excellent sous la pression, meilleure 6th woman au pays

Pourquoi elles vont perdre : Le jeu au périmètre, des lents départs

 

Une cinquième de suite?

Windsor tentera de réaliser un énorme exploit de remporter le championnat canadien pour une 5e année de suite. Ce sera un encore plus gros exploit pour Korissa Williams et Jocelyn Larocque qui pourrait elles aussi gagner un 5e championnat en 5 ans. Elle arrive en plus à Québec avec un championnat de l’Ontario et qu’une défaite cette saison contre Wilfrid Laurier qui n’est pas du tournoi.

L’exploit serait encore plus grand, car la troupe de la Montréalaise Chantal Vallée a perdu leur joueuse étoile Miah-Marie Langlois (qui fait partie de l’équipe nationale). Elles dominent le SIC dans la plupart des statistiques offensives sauf la ligne des lancers francs et elles font ceci sans provoquer beaucoup de revirements. La motivation pour les autres équipes est que les matchs de Windsor contre Ryerson, McGill et Alberta ont fini très serrés.

Pourquoi elles vont gagner : Une finition exemplaire en attaque, le jeu de passe à point

Pourquoi elles vont perdre : Manque d’opportunisme au lancer franc, une défensive avec des trous

 

Une nouvelle expérience pour Ryerson

Ce sera une première pour tout le monde dans l’équipe de Ryerson. Une équipe qui lui reste une fenêtre d’opportunité très courte avec les départs de plusieurs vétéranes l’an prochain. Ils sont menés par la garde Keneca Pingue-Giles, qui est la seule vraie étoile de l’équipe. Elle est une menace à l’intérieur tout en l’étant à l’extérieur.

L’équipe est très agressive en défensive. Elles sont les meilleurs du tournoi avec en moyenne 12 vols par matchs, mais le fait d’être agressif comme ça laisse trop souvent des joueuses libres et elles n’ont pas la vitesse pour bien récupérer. C’est une équipe très grande avec 5 joueuses en haut de 6’0’’, ceci donne un excellent jeu au rebond comme McGill, mais elle ne rentre pas leurs lancers francs par contre.

Pourquoi elles vont gagner : Si Pingue-Giles joue le tournoi de sa vie, un jeu au rebond dominant

Pourquoi elles vont perdre : Manque de finition en offensive, pas beaucoup de passes en attaque

 

Des finalistes amochés

Les Huskies de Saint Mary’s tenteront d’aller sur le podium pour une troisième année consécutive. Par contre, elles arrivent au championnat canadien pour la première fois sans Justine Colley, la meilleure joueuse au pays en 2013 et 2014. L’équipe est maintenant menée par la Montréalaise Kennisha-Shanice Luberisse qui a son nom à côté de tous les honneurs dans l’AUS sauf joueuse de l’année.

Elle ressemble beaucoup au Rouge et Or, car c’est une jeune formation qui ne perdra aucune joueuse cet été. Elles viennent ici pour gagner de l’expérience, ce qui est un énorme plus, car UPEI était favori en début de saison. C’est une équipe qui vit par le jeu défensif, elles sont 2e dans le SIC pour les points alloués et 3e pour les blocks.

Pourquoi elles vont gagner : Un jeu défensif très hermétique, provoquer des revirements

Pourquoi elles vont perdre : Manque de munition en attaque, une jeune équipe

 

Une équipe invitée à ne pas prendre à la légère

À chaque championnat, le SIC se permet de garder l’une des 8 places pour une équipe invitée. Cette saison, ce sont les Pandas de l’Alberta et ils seront une énorme menace pour les champions de conférences cette année. Ils ont une offensive aussi puissante que celle des Lancers de Windsor et sont dans le top 10 Canadien dans les 5 statistiques offensives : Points, Lancers Francs, %Lancers réussis, % Lancers 3 points et passes décisives.

Elles seront menées par la garde de 5e année Saskia van Ginhoven, une grande ailière qui donne tout sur le terrain. Après c’est beaucoup par les gardes que l’offensive passe, elles ont 2 très grandes menaces à la ligne de 3 points avec Sally Hillier et Jessilyn Fairbanks. Le seul point faible est la défensive, elle reste dans le top 15 au pays, mais c’est une défensive qui quand elle craque, elle craque beaucoup.

Pourquoi elles vont gagner : Elles ne vont pas lever la pédale en attaque

Pourquoi elles vont perdre : La défensive qui va craquer

 

Un sentiment de revanche ou démotivés?

Les Huskies de la Saskatchewan arrivent à Québec après une défaite crève-cœur en finale de l’Ouest contre UBC. Elles vont soit arriver avec un sentiment de revanche ou elles vont arriver démotivée avec un duel contre une équipe qui les a battus 2 fois cette saison : Alberta.

Dalyce Emmerson est la grande star de cette équipe. Joueuse défensive et joueuse de l’année l’an dernier dans la conférence de l’Ouest, elle est dominante sous le panier du haut de ses 6’3’’. Le défaut des Huskies, c’est qu’il n’y a rien d’extraordinaire pour cette équipe. Ils sont ordinaires dans toutes les statistiques sans être mauvais.

Pourquoi elles vont gagner : Emmerson joue à son niveau qu’elle a fait l’an dernier.

Pourquoi elles vont perdre : Si certaines joueuses ne se lèvent pas

 

Enfin l’année de Kris Young

Kris Young est selon moi la meilleure joueuse au pays cette saison. Elle mène l’équipe d’UBC sur ses épaules et elle fait très bien. Double joueuse de l’année dans l’Ouest, elle a souvent été dans l’ombre de Justin Colley, Korissa Williams et Miah-Marie Langlois, mais cette saison elle a pris le ‘’Spotlight’’. Avec un entraineur qui a déjà gagné 3 championnats, les Thunderbirds sont la plus grande menace de Windsor. Plusieurs joueuses étaient présentes en 2012 quand elles ont perdus contre Windsor en finale canadienne, elles voudront revancher cette défaite.

Elles sont très grandes aussi. 8 joueuses de 6’0’’ et plus avec 2 joueuses de 5’11’’. Donc si elles commencent à jouer physique, elles seront dur à arrêter. Il ne faut pas mettre Harleen Sidhu, l’ancienne de Nebraska, de côté trop vite non plus. Elle a gagné certaines parties à elle seule cette saison. À l’exception des rebonds, UBC est dans le top 10 canadien dans toutes les statistiques, offensives comme défensives.

Pourquoi elles vont gagner : Kris Young joue à son niveau et elles utilisent leur profondeur

Pourquoi elles vont perdre : Le groupe de vétérantes flanche sous la pression

 

 

Guillaume Villemaire

Coanimateur Conduite Antisportive/Analyste au basketball du Rouge et Or