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Le retour du Roy

par Directeur Sports, le 3 octobre 2013 | Conduite antisportive

«  Un roi n’est roi que parce qu’il a des ennemis, qu’il en triomphe et qu’il s’en fait respecter. »

Eric-Emmanuel Schmitt

C’était soirée de festivité hier à Denver et les partisans massés dans les gradins du Pepsi Center n’ont certainement pas été déçus du retour de leur favori derrière le banc.  Dix ans après avoir regardé son numéro 33 s’élever dans les hauteurs de l’aréna de Denver, Roy a repris exactement là où il l’avait laissé comme joueur, menant ses jeunes troupes à une victoire facile de 6-1 contre les Ducks d’Anaheim.

« Ça a toujours été une histoire d’amour pour moi ici », a lancé Roy en conférence de presse, visiblement touché par le chaleureux accueil des partisans.

Mais la véritable histoire du match est survenue alors que s’écoulaient les dernières secondes du match. Avec 6,4 secondes à faire à la rencontre, Roy a envoyé sur la glace les hommes forts Cody McLeod et Patrick Bordeleau. S’en ai suivi une escarmouche sur la glace et, surtout, un échange très animé d’un banc à l’autre entre Roy et Corey Perry, puis Bruce Boudreau, sur qui Roy a bien failli faire tombé la baie vitrée (vidéo en haut).

Capture d’écran 2013-10-03 à 09.41.48

La raison de cette prise de bec est simple. En 3e période, alors que le match était hors de portée des Ducks, le défenseur Ben Lovejoy a sorti le genou au jeune Nathan MacKinnon. Et il n’est pas le seul à s’être « essayé » sur le 1er choix du dernier repêchage.

S’il y a bien un joueur auquel on n’a pas le droit de s’attaquer chez l’Avalanche cette saison, c’est MacKinnon, et Roy a réagi exactement comme il le faisait comme joueur. « Casseau » n’a jamais laissé rien ni personne l’intimider. Il n’est pas derrière le banc à Denver pour se faire des amis. Mais il s’assure de se faire respecter, peu importe la manière.

Boudreau n’a pas manqué d’écorcher Roy dans sa conférence de presse après le match. Il a souligné son manque de classe entre autres. Rien pour ébranler Roy pour qui c’était « une soirée comme les autres ». De quoi faire sourire à s’en sécher les dents M. Kroenke au 2e étage du Pepsi Center, lui qui peinait à remplir son building depuis quelques années. Roy a le sens du spectacle et vous pouvez être sûr que le prochain match de l’Avalanche sera à guichet fermé.

Roy ne pourra se permettre ce genre de colère tous les matchs cette saison mais, n’empêche, ce n’était pas qu’une question de spectacle hier soir, comme l’a sous-entendu François Beauchemin après le match. Roy est arrivé à Denver avec son winning swagger, avec une culture perdante à changer. Le message qu’il passait à la ligue autant qu’à ses joueurs, hier, était clair. On n’acceptera jamais la défaite, pas plus que de se faire intimider.

« Je demande à mes joueurs d’être intenses, je dois donc l’être aussi »

 

Guillaume Piedboeuf                                                                                                                 @gpiedboeuf                                                                                                                                                                                                     Directeur des sports