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Un long chemin vers un terrain connu

par Directeur Sports, le 19 novembre 2013 | Conduite antisportive

Une défaite sans équivoque en demi-finale canadienne, dix-huit partants à remplacer, un quart-arrière tout étoile qui tombe au combat au premier match de la saison… Le moins que l’on puisse dire c’est que les ingrédients n’étaient pas en place à Calgary pour une saison parfaite et une participation à la coupe Vanier.

Et pourtant, c’est bel et bien les Dinos qui fouleront le gazon synthétique du stade Telus samedi pour y affronter le Rouge et Or. Blake Nill, leur entraineur-chef, est le premier surpris et il ne s’en cache pas. Nill répète à tout le monde ces jours-ci qu’il espérait uniquement, en début de saison, une fiche de 4-4 pour son équipe et une participation aux séries éliminatoires. Des propos qui auraient probablement trouvés échos chez certains partisans du Rouge et Or en août dernier alors que les hommes de Glen Constantin s’étaient facilement débarassés des Dinos au stade Telus, en présaison, par la marque de 32-3.

Bien sûr, Blake Nill n’est pas né de la dernière pluie. Il est clair qu’il tente d’enlever de la pression à ses protégés en faisant des déclarations de la sorte. Après tout, les Dinos ont performé bien au-dessus des attentes la semaine dernière, dans un rôle de négligé, face aux puissants Mustangs de Western Ontario. Des Mustangs avaient pourtant fini la saison au premier rang du classement canadien.  Leur offensive a marqué en moyenne 60 points cette saison. Ils en ont marqué 3 contre Calgary samedi dernier, pendant que les Dinos gambadaient vers une récolte de 44 points.

Bien malin celui qui aurait pu prédire une telle saison de son équipe et, surtout, une pareille victoire en demi-finale canadienne. Même avec un alignement comptant sur les Lumbala, Edem, Gaydosh et autres, ces deux dernières années, la demi-finale canadienne n’avait pas souri aux Dinos.

Force est d’admettre, aujourd’hui, que les Dinos de 2013 sont for real.  Mercel Timmis, leur porteur de ballon, a tout cassé cette saison dans l’Ouest, faisant oublier au passage son illustre prédécesseur, le porteur de ballon des Alouettes Steven Lumbala. Le quart-arrière Andrew Buckley a remplacé Eric Dzilewski haut la main après la blessure de ce dernier (Dzilewski vient d’obtenir le feu vert des médecins, d’ailleurs…). Et la défensive, même avec 10 nouveaux partants, a su maintenir le haut standard qu’a établi Blake Nill depuis qu’il est débarqué dans les rocheuses il y a 7 ans.

Les Dinos disputeront donc une 3e coupe Vanier en 5 ans au stade Telus, ayant perdu celles de 2009 et 2010. Le Rouge et Or en sera pour sa part à une 4e participation consécutive.

Peu importe le résultat du match, l’identité des deux équipe en présences nous aura rappelé une chose. Il n’y a jamais de véritable reconstruction dans les powerhouses du pays. Les puissants recrutements de Blake Nill et Glen Constantin, leurs imposantes équipes d’entraineurs et l’excellence de leur programme compenseront toujours pour les joueurs perdus. Même des joueurs étoiles.

Ne me parlez pas d’équipe jeune ou mature, de quart arrière de 2e ou 5e année (What up, Skinner!). Si on ne s’appelle pas Laval, Western, McMaster, Queen’s, Calgary ou même Montréal, on ne peut pas aspirer pas à la coupe Vanier au football universitaire canadien.

 

Guillaume Piedboeuf
Directeur des sports
@GPiedboeuf