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Nouvelles

Club Critique – 21 avril 2021

par Gabriel Tremblay, le 25 avril 2021 | Club Critique, Critiques musicales, Nouvelles

 

London Grammar – Californian Soil (Émilie Rioux)

Après un silence radio de près de quatre ans, le trio anglais London Grammar refait surface avec California Soil, un disque aux accents plus pop que l’avaient laissé entendre leurs deux précédents opus. Encore une fois, la voix chaude de la virtuose Hannah Reid étonne à chaque détour, sur douze pistes d’une grande qualité lyrique (dont les émouvantes Call Your Friends et America). Néanmoins, l’album ne réussit pas à faire preuve d’assez d’audace musicale pour se démarquer de l’ensemble du paysage dream pop actuel, malgré une introduction grandiose et un certain effort de renouvellement de la part du groupe. California Soil vaut tout de même une écoute, si vous êtes fans du genre, sans être un incontournable de la saison. 

7/10

 


Born Ruffians – PULP (Gabriel Tremblay)

Born Ruffians est de retour avec un troisième et dernier volet d’une trilogie d’albums concepts, après JUICE et SQUEEZE dévoilés en 2020. Au fils des ans, le trio indie-rock a accumulé une tonne de chansons inédites, d’où l’idée de fouiller dans leurs archives afin de dénicher quelques perles jamais publiées. Happy Parasites, dernière en liste sur PULP, devait se retrouver sur le LP Uncle, Duke & The Chief paru en 2017. À l’époque, le groupe l’avait tout simplement écarté en studio. Même chose pour Husha, qui attendait sagement son sort sur le vieil ordi de Luke Lalonde, voix principale de la formation. D’ailleurs, le vocal de celui-ci n’est pas sans rappeler les autres «all-stars bands» de l’indie-rock américain des années 2010 comme Vampire Weekend, Dirty Projectors ou encore Local Natives. Une collection qui plaira certainement aux fans finies des trois torontois. 7/10

 


 

CFCF- Memoryland (Guillaume Pepin)

L’artiste de Montréal, Michael Silver alias CFCF nous présente un septième album réjouissant (si on ne compte pas la multitude de EP également enregistrés dans sa carrière). Il nous amène, cette fois-ci, en zone nostalgie avec une panoplie de titres inspirés de différents styles électroniques de la fin des années 90. Big beat, jungle, drum’N’bass, garage, house, trance, dance: tous les écarts sont permis. Ces expérimentations sont hyper efficaces et nous plongent rapidement dans cette époque ou l’electronica faisait le beau temps sur les ondes FM. Un concept pertinent qui perd de son lustre à mesure qu’avance l’album, un peu longuet. Un album à ressortir pour nos futures soirées dansantes lorsque l’époque le permettra ! 

7/10