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Nouvelles

Club Critique – 24 mars 2021

par Émilie Rioux, le 27 mars 2021 | Club Critique, Critiques musicales, Nouvelles

Les Shirley – Forever is Now
(Émilie Rioux)

Le power trio féminin montréalais catapulte dans nos oreilles un premier album très solide, où les guitares skate-punk du début des années ‘90 vibrent au même rythme que les refrains accrocheurs pop. Sur certains titres, on se croirait au milieu du générique d’ouverture d’une série culte pour ado (1994, 23, Easy Target) alors que sur d’autres, on redevient l’ado qui se brasse frénétiquement la tête à la première rangée d’un show de sous-sol d’église (Trigger, Sadgirlsclub). Dans tous les cas, c’est une nostalgie qui fait du bien, il ne faut pas chercher plus loin. Avec la fougue d’une jeunesse impatiente, Forever is Now nous donne le droit de ressortir les Converse et les studs pendant 28 minutes d’intensité, le volume à 11. 

7,5/10


Delachute – Delachute
(Nicky Lamontagne)

 

Jusqu’ici masqué pour conserver l’anonymat, Delachute s’inspire de son expérience dans les salles d’audience et de son temps passé à côtoyer les prisonniers et leurs victimes pour se rapprocher du côté sombre de l’être humain. Sa musique lève le voile sur l’abject dans un emballage qui est tout sauf repoussant. Avec des arrangements minimalistes et brumeux, il réussit à nous captiver nous faisant découvrir, chaque fois, une histoire impensable qui mérite d’être entendue. Un premier effort qui laisse présager un avenir au soleil pour l’auteur-compositeur-interprète montréalais.

7/10

 


Lana Del Rey – Chemtrails Over The Country Club
(Gabriel Tremblay)

C’est vêtu d’une robe blanche (sur White Dress), pièce piano-voix que Lana Del Rey ouvre son nouvel opus baroque-pop. Une hymne mélancolique à nos relations passées, celles dont la fin est regrettable. Même si elle n’en n’est pas à son premier rodéo, Lana, sur Chemtrails Over the Country Club, expose sa vulnérabilité à un niveau très peu exploré jusqu’ici. Ses textes foncièrement personnels, qu’ils soient fictifs ou réels, sont foutrement intimes. Je pense que LANA DEL REY a le don, cette capacité d’écriture où littéralement tout le monde s’identifie. Un long jeu d’une puissance mélancolique plutôt rare dans l’univers de la pop américaine et une suite logique au chef d’oeuvre qu’était Norman Fucking Rockwell!.

8/10