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Nouvelles

Club Critique – 31 mars 2021

par Gabriel Tremblay, le 4 avril 2021 | Club Critique, Critiques musicales, Nouvelles

 

Simon Provencher – Mesures (Charlotte Brousseau)

Si le curieux projet instrumental solo de Simon Provencher (VICTIME) n’a pas encore fait son chemin jusqu’à vos oreilles et que vous avez besoin de colorer votre bibliothèque musicale en ce printemps déboussolant, allez chercher son EP Mesures sur Bandcamp au plus sacrant. Première sortie officielle de l’artiste depuis l’opus exploratoire Demi-Mots (janvier 2020), les six pièces expérimentales nous font passer une journée sonore fascinante et bien remplie, où la clarinette est reine parmi les guitares, les percussions et toutes sortes de bruits évocateurs de petits films dans l’esprit. C’est effervescent, organique, tactile, enveloppant, inconfortable, vivifiant, propice à l’émerveillement. Vos sourcils remueront certainement dans tous les sens et vous y prendrez goût. 8,5/10

 


Tune-Yards – Sketchy 

(Guillaume Pepin)

Après avoir délaissé les sonorités plus “afrobeat” et “soul” sur leur précédent ouvrage, Tune-Yards retourne à ses sources sans le côté lo-fi des premiers albums. On n’hésite jamais à déconstruire les mélodies et les rythmes ou encore à les superposer en multiples couches. La recherche vocale de la chanteuse Merrill Garbus se démarque une fois de plus, ce qui en fait un album hyper chargé et dense mais qui fait encore autant danser. Toujours aussi engagé, le groupe pop d’avant-garde se ramène avec ces sujets de prédilections : crise climatique, dysphorie de genre et le privilège blanc. Un album qui certainement marquera leur répertoire.   7.5/10

 


Jay-Jay Johanson – Rorschach Test (Gabriel Tremblay)

Déjà un 13e long-jeu pour le «crooner» suédois Jay-Jay Johanson, réputé pour répandre le «spleen» et délivrer sa pop-jazz mélancolique doucement dans nos oreilles. D’une durée de 44 minutes et des poussières, Rorschach Test est donc une collection/route sinueuse de 10 pièces, sans halte réellement marquante. Malgré tout, mon morceau préféré est certainement Vertigo, une langoureuse balade inspirée de la bossa nova : ça donne le goût de siroter des martinis dans le lobby d’un hôtel chic de Paris. À noter que Jay Jay habite maintenant Paname. Qui sait, c’est peut-être aussi son «mood» de création. Somme toute, le scandinave récidive avec un sublime opus d’ambiance, qui conviendra certainement et accompagnera à merveille votre souper de risotto, à condition d’avoir une bonne bouteille de rouge. 7/10