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Nouvelles

Club Critique – 5 mai 2021

par Gabriel Tremblay, le 7 mai 2021 | Club Critique, Critiques musicales, Nouvelles

 

Laura Niquay – Waska Matisiwin (Gabriel Tremblay)

Laura Niquay chante, dans sa langue maternelle l’atikamekw, avec authenticité, honnêteté et raconte l’histoire de ses ancêtres, du territoire. Waska Matisiwin est aussi une immersion, une découverte de ses textes personnels, mentionnant sa fille à deux reprises, mais aussi la relation qu’elle avait avec son père. L’enchainement entre les pièces est particulièrement brillant et disons, fort en contraste. Par exemple, Eki Petaman (Ce que j’ai toujours entendu) est une sorte de chanson pop-punk de feu de camp, qu’on chante à l’unisson. Et bien la suivante, ASKI (La Terre) est une douce ballade folk-americana-country ou on remplace drastiquement la guitare électrique par le lap steel. Un long jeu qui, à mon avis, s’enracinera à merveille dans les palmarès de fin d’année.  7.5/10

 


Laura Lefebvre – La terre est plate (Émilie Rioux)

Large virage musical pour Laura Lefevbre, localement connue pour son hit La bête en 2018 : c’est maintenant avec des synthétiseurs et une pop low-fi qu’elle revient nous charmer sur son EP La terre est plate. Seulement trois chansons originales, dont la pièce titre, où elle semble s’amuser plus que jamais. On se liquéfie sur Médecine, on danse frénétiquement sur Flashback et on chante à l’unisson le verre d’oreille qu’est La terre est plate, où la voix mielleuse de Vincent Dufour (a.k.a Valence) vient appuyer quelques couplets. Si ce nouvel habillage musical sied bien à Laura Lefebvre et que la qualité du EP n’est pas à questionner, il n’en demeure pas moins que le mélomane moyen risque de rester sur sa faim.

6.5/10

 


 

Headache24 – Able 

(Guillaume Pepin)

Après l’excellent M For Love sortie en 2019, Headache24 nous revient avec une suite cohérente et logique en nous présentant leur nouvel EP Able. On retrouve encore une fois leur folie contagieuse dans des univers décalés digne de David Lynch. Une attitude punk hyper accessible vient encore une fois appuyer des sonorités indie-pop actuelles. Julie Théberge semble toujours aussi en forme, entre autres sur la très rythmée Butterfly qui ouvre le EP. À écouter sans modération, et sans aucune mise en garde.

8/10

 


 

l i l a – Recollection (Émilie Rioux)

l i l a (Marianne Poirier pour les intimes) est une adepte du format EP pour sa musique. Trois ans après Songs from a room et Quiet as Fire, elle présente Recollection un troisième maxi aussi envoûtant que convainquant. C’est avec une nouvelle assurance que l’univers musical de la jeune autrice-compositrice-interprète se déploie sur cinq solides titres qui n’ont rien à envier à certains hits américains du moment. La voix hypnotique de l i l a transcende les guitares et les boucles rythmiques pour faire vibrer des refrains chargés d’émotions (winter) dont la sensualité pourrait rivaliser avec la trame sonore d’un James Bond (stuck with silver). À la fois fragile et fracassant, le seul réel défaut de ce disque est de n’être pas assez long, puisqu’on attend la suite avec impatience. 8/10

 


Renard Blanc – Béryllium 

(Guillaume Pepin)

Béryllium de Renard Blanc clos, d’une formidable manière, un triptyque de EP offert par le groupe maskoutain depuis l’automne 2020. Entre post-rock et post-punk, Renard blanc continue à nous démontrer l’éventail de leurs sonorités. Cependant cette-fois-ci ils surprennent avec l’efficacité de la proposition. Les synthétiseur n’hésite pas à se montrer sur Vitriol tandis que les progressions de guitares sur Bruit Blanc nous amène dans une catharsis réussi. Certainement le EP le plus rafraichissant du catalogue de Renard Blanc.

7.5/10