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Ludovic Alarie – L’appartement

par Cyril Schreiber, le 2 mars 2017 | Chéri(e) j’arrive, Critiques musicales

L'appartementQui ?

Ludovic Alarie, jeune chanteur québécois, aussi chanteur du groupe anglophone The Loodies, dont fait aussi partie Lysandre Ménard, vue dans La passion d’Augustine de Léa Pool. Le groupe a fait paraître deux albums (Edgy ground, 2012, et The Loodies, 2015).

Quoi ?

L’appartement, son deuxième album studio personnel sorti le 27 janvier dernier, après un premier disque éponyme paru en 2014, qui lui a valu une nomination à l’ADISQ en plus d’être en lice pour le prix Félix-Leclerc.

De quoi ça parle ?

On pourrait parler d’album-concept autour de ce lieu qu’est l’appartement, où l’on se promène de pièce en pièce, parfois rapidement, parfois en s’immobilisant. Il ne s’agit pas de 10 titres collés ensemble, mais bien d’un ensemble, d’un tout, avec les paroles et les guitares comme fil rouge.

Les pièces ont d’abord été crées lors de séances d’improvisations, durant lesquelles Alarie a seulement apporté des suites d’accords afin de voir comment lui et son groupe allait explorer ce matériau brut. Ensuite, le chanteur a apposé des textes volontairement troués, subjectifs, sur ces musiques.

Il s’agit donc d’un album d’ambiance à écouter attentivement et lentement pour se laisser imprégner, avec des chansons plus longues que d’habitude (Chanson pour Suzanne, 6 minutes) et 3 instrumentaux (les deux Transition et Berceuse).

Qui l’accompagne ?

Warren C. Spicer (de Plants and Animals) à la réalisation, son complice Matthew Woodley à la batterie, l’importante Adèle Trottier-Rivard aux chœurs et Mishka Stein (Patrick Watson) à la basse.

Pouce upLes plus

– Le délice de plonger et de se perdre dans les mélodies qui parlent à l’auditeur.

– Le mélange des voix d’Alarie et Trottier-Rivard.

– Les arrangements qui en font des chansons pop mais expérimentales, exploratoires.

– Les guitares mises à l’avant-plan.

Pouce downLes moins

– Les paroles, mises à l’avant-plan, parfois difficiles à comprendre, et parfois trop ambiguës, surtout quand on écoute l’album sans le livret sous les yeux.

– Peut-être un certain essoufflement en milieu d’album, par ailleurs trop court.

– Un produit peut-être trop expérimental pour certains, dont la proposition n’accrochera pas tout le monde. Il faut sans doute plusieurs écoutes et de la persévérance pour vraiment accrocher.

À lire

À écouter

Mes coups de cœur de l’album : L’appartement, Comme un rêve, Voyageurs, Dernière danse.

Auteur : Cyril Schreiber