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Iskra Pirija a écouté Maladie D’amour de Jimmy Hunt.

par Guillaume Pépin, le 23 octobre 2013 | Critiques musicales

Envoutant virage

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Trois ans après la parution de son premier album éponyme, Jimmy Hunt nous éloigne des rivages folk-rock habituels en nous plongeant, sans préavis, dans une mer d’allégresse psychédélique où claviers analogiques nagent aux sons de guitares rock. Une ambiance apaisante et flottante se dégage d’Antilope, première chanson de Maladie d’Amour, nous immergeant déjà dans une fusion électro-folk aux contrastes harmonieux, ficelé avec l’aide d’Emmanuel Ethier (Passwords) et Christophe Lamarche-Ledoux (Organmood). Une sensation presque angoissante dérive des sons futuristes – voire même sci-fi – puisés dans ces synthés fin ’70 rappelant parfois Moroder et Tellier, sensation équilibrée par les guitares à l’esthétique folk-rock et les rythmes ponctués de la batterie et de la basse. Comme la pochette le laisse présager, avec ses éléphants en ébats sur arrière-plan rêveur, Hunt nous dévoile des thématiques de beauté brute et vive, alliant la force de la sensualité et de la sexualité (particulièrement réussi sur Nos Corps), mais écartant le romantisme sentimental (omni)présent sur son premier opus. Malgré un léger manque de constance vers le centre de l’album, la simplicité du duo guitare-voix sur Maladie d’Amour et le flirt avec le disco sur Christian Bobin confirment que ce poète désinvolte maitrise l’effet de surprise, mais surtout vit de liberté et d’intégrité.

 

9/10

Iskra Pirija