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Jean-Michel LV a écouté Bonnie’s State of Mind de Freak Heat Waves

par Guillaume Pepin, le 10 mars 2015 | Critiques musicales

Le dernier de Freak Heat Waves intitulé Bonnie’s state of mind est un album qui semble avoir fait un long voyage avant d’aboutir à cet état immortalisé.

On est loin du minimalisme proposé sur l’album précédent. Comme si la bande avait décidé d’aller explorer d’autres sentiments sombres, cachés ou incompris. L’album commence avec Plastic Coated Dancers en guise de prélude. S’en suit une suite de pièces où l’on peut sentir les racines d’une esthétique propre aux groupes de l’ouest du Kanada sans tomber dans le réchauffé.

Design of Sucess témoigne d’une grande cohésion entre le groupe. En effet, les timbres, rythmes presque libres de Thomas DiNinno et ambiances électro 80’s combinés aboutissent à une pièce unique en son genre. Liquid Honey porte bien son nom, car elle arrive comme une première pause à cet album.

La voix du chanteur Steven Lind déclame une prose voilée qui frappe l’imaginaire. La guitare et la basse réussissent à établir moult palettes sonores grâce aux harmonies savantes et instinctives. Les pièces s’enchainent avec souplesse de paysages en paysages comme si l’album avaient été composé d’un seul trait.

On prend une deuxième pause durant la pièce Sinking in a Cloud et la sirupeuse Blue China. Comfortable Conversation se veut plus pimpante tandis que Inaugural Temple Pulse vient faire la boucle avec le début de l’album.

La musique sonne sans compromis (Impossible Mind Groove ou Sinking in a Pale Cloud), aventureuse et capté sur le vif. FHW on cette capacité de faire éclore des ambiances auxquelles ont n’arrive pas à dire exactement quelle sentiment doit y être rattaché.

On ne peut s’empêcher d’imaginer les trois musiciens voyager dans un véhicule qu’ils se seraient construit eux mêmes. Chaque pièces sonne comme si les musiciens tentaient de nous expliquer un cliché capturé à travers un voyage mariant new waves et post punk.