fbpx
Blogues

Longue vie au King Abid (Critique)

par Émilie Rioux, le 29 février 2016 | Critiques musicales

par Julien Saint-Georges Tremblay

 

Il y a un roi musicien d’origine tunisienne qui habite dans la capitale, et vous l’avez sûrement déjà rencontré ou entendu parler de lui.

Il a rassemblé les amateurs de reggae et de dancehall avec sa voix lancinante de fêtard chevronné pendant 8 ans à CHYZ à la barre de « Prise d’assaut Station ». Membre du défunt collectif Movèzerbe il suit un autre comparse du collectif, Karim Ouellet, en tant que percussionniste. On peut également continuer d’être divertit par ses talents de emcee lors de ses DJ set légendaires.

Voilà d’où provient King Abid.

Celui qui se surnomme le « roi esclave » a maintenant sorti son premier long jeu sur l’étiquette Coyote Records le 22 janvier dernier. Sur sa galette éponyme, Abid fait ce qu’il fait de mieux, nous donner l’impression qu’on peut tous et toutes twerker. Que ce soit en anglais ou en arabe avec l’espagnol ou le français, le québécois d’adoption mélange l’électro et les sonorités Trap en un gros cocktail d’influences musicales caribéennes (reggae, dancehall).

Sous son règne musical, King Abid fait de Labeaumeville un village global où toutes les nationalités sont invitées. Dans un processus semblable à Major Lazer, le roi Abid en s’entoure de solides invités avec Eman, Karim Ouellet et Boogat qui viennent prêter leur groove respectif à l’album. Personnellement, je donne un gros shout out à Eman pour avoir donné une saveur de rigodon à un rythme digne des meilleures danseuses du ventre bollywoodiennes.

Le roi nous démontre qu’un dancefloor n’a pas de frontières, alors ne te gène pas d’inclure à ta playlist de party les sons du King Abid. En plus, c’est très très trending.

3.5/5