fbpx
Blogues

Sacrifice de Rock Mystique : Post Dynastie d’IDALG (Critique)

par Émilie Rioux, le 24 janvier 2016 | Critiques musicales

par Julien St-Georges Tremblay

Quetzalcoatl est dieu mi-homme mi-serpent qui pour les Maya et les Aztecs contribue à la naissance de l’humanité. C’est autour de cet ancien dieu reptile qu’une bande de rockeurs montréalais, Il danse avec les genoux (vous pouvez les appeler I.D.A.L.G.), ont décidé de réaliser leur première galette : Post Dynastie.

Bien que des pièces comme « Le déclin de Tula » et « Exil, Immolation » font directement référence à l’un des mythes du dieu toltèque ( une histoire d’immolation rédemptrice sur une plage après une brosse) il ne s’agit d’une narration exhaustive du mythe. Les paroles nous renvoient à un mélange surréaliste entre mysticisme et quotidien. Dans la pièce « Demi-Serpents » par exemple on croit comprendre qu’un/une protagoniste s’est vengée de son ex en coupant ses serpents… AKA un rite sacrificiel qui apaise les malheurs modernes. Post Dynastie

Les paroles sont intrigantes, mais c’est pour l’énergie redoutable que chaque morceau dégage qu’on réécoute l’album en boucle. La thématique prend tout son sens dans les arrangements postapocalyptiques du groupe; une énergie chaotique comme celle de The Sonics, des synthétiseurs psychédéliques, des guitares punk rock et une basse postpunk pour réveiller ton bassin.

Les amateurs de Ponctuation, de Corridor ou de POND y trouveront définitivement leur compte. Pas étonnant qu’ils aient joué avec Corridor, We Are Wolves et Yanatan Gat à M pour Montréal l’automne dernier.
a0585380429_10
Les voix de Jean-Michel Coutu et Yuki Berthiaume s’entendent à merveille à travers des harmonies inquiétantes et vaporeuses. Il faut cependant souligner la voix de l’unique demoiselle du groupe. On ne serait pas surpris d’apprendre qu’elle a déjà été une prêtresse Aztec dans une vie antérieure, appelant les dieux avec sa voix haute perchée.

Un album à ajouter à sa playlist de fin du monde ou pour une messe rock quotidienne. Peu importe le contexte, vous finirez par devenir le peuple dansant de cette post dynastie en écoutant I.D.A.L.G.

  • En l’honneur de Quetzcoatl, les chansons les plus reptiliennes de cet album :
  • Demi-Serpents (une ouverture d’album qui dit tout);
  • Aux Crocodiles (pour boogie/trasher sur la piste de danse);
  • Contre ta clôture (pour la dernière minute divinement psychédélique)