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Soleil descendant bas. Le nouvel album de OUGHT

par Émilie Rioux, le 29 septembre 2015 | Critiques musicales

Une énergie débordante, des guitares presque atonales, une voix particulière qu’on a pas souvent l’occasion d’entendre, des paroles truffées d’hyperboles, un clavier chaleureux, des lignes de basses mélodiques à souhait et un atmosphère qui passe par une gamme d’émotions. On se retrouve en terrain connue des les premiers instants de la nouvelle galette de OUGHT: Sun Coming Down.

On ne peut leur en vouloir de continuer sur une aussi belle lancée, de tenir les promesses de More Than Any Other Day. Je me souviens  les avoir vu, l’été passé, au Festival d’Été de Québec. Ils avaient joué Beautiful Blue Sky. Je savais que même si j’allais probablement attendre une autre année avant de réécouter l’oeuvre, l’ambiance de la pièce ne me quitterais pas. C’est sans doute cette qualité chez OUGHT qui garde notre attention. La qualité d’installer une ambiance où les musiciens semblent partir d’une étincelle, l’alimenter lentement jusqu’au brasier, puis descendre à une braise douce et chaleureuse et puis : silence. Comme si on lançait un sceau d’eau dessus. La musique est prise ici comme une énergie qu’on doit dompter, ou plutôt une épreuve où l’on doit garder le cap malgré les intempéries. Les idées semblent se déployer et s’imbriquer de manière naturelle. La voix tantôt chantée tantôt déclamée, jamais complexée dans ses inflexions particulières est admirablement bien supportée par le groupe. Tout ceci contribue à créer un univers propre aux musiciens. C’est Radwan Ghazi Moumneh (GSYBE!, Suuns & Jerusalem in my Heart ) qui récidive derrière la console pour ce nouvel opus, ce qui contribue à garder l’énergie brute et intacte de OUGHT.

Plusieurs adages pourraient être utilisés concernant le future du groupe : « jamais deux sans trois », « quand la recette est bonne il faut la garder »…mais dans tous les cas, le résultat est là, la musique est captivante et vient nous « bardasser » jusque dans notre Fancy New Hair.

Critique : Jean-Michel Letendre-Veilleux