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Vincent Vallières – Le temps des vivants

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par Cyril Schreiber, le 21 mars 2017 | Chéri(e) j’arrive, Critiques musicales

Qui ?

Vincent Vallières, le chanteur québécois qu’on ne présente plus depuis le méga-succès On va s’aimer encore (Félix de la chanson de l’année 2011), même s’il roule sa bosse depuis la fin des années 1990.

SM_Vallières_Letempsdesvivants_itunes_1440x1440Quoi ?

Le temps des vivants, son septième album, le premier depuis Fabriquer l’aube en 2013. Le titre est un « clin d’œil » à un poème de Gilbert Langevin.

De quoi ça parle ?

Outre quelques chansons qui parlent évidemment d’amour et de vie de couple (Au matin du lendemain, Je n’ai pas cessé, Je sais ben, Loin dans le bleu), il est surtout question ici de la place de l’homme au sein de sa société, de son rapport à la ville (Pays du nord), de l’importance de ses racines (À hauteur d’homme), de son sentiment d’essoufflement et d’inutilité (De bord en bord), etc. Bref, une certaine forme d’engagement qui se traduit par une réflexion sur notre époque, notre société.

Qui l’accompagne ?

Mis à part André Papanicolaou (guitare électrique, piano) et Amélie Mandeville aux chœurs, Vallières s’est entouré de nouvelles personnes pour la fabrication du Temps des vivants, un « second souffle » à sa carrière. Et en premier lieu, François Plante et George Donoso III (ex-The Dears), qui en plus de jouer la plupart des instruments, signent les arrangements, la réalisation, certaines musiques, etc. Ils apportent un son plus rock, voire même electro de temps à autre. Exit donc ses complices de toujours, Michel-Olivier Gasse et Simon Blouin.

Par ailleurs, l’auteur-compositeur-interprète s’est adjoint la plume de Pascale Richard pour Fille en fleur et les talents de Philippe B pour le texte et la musique d’Au matin du lendemain.

Pouce upLes plus

– Renouvellement sans dépaysement.

– Qualité d’écriture toujours assurée, surtout grâce au caractère serré, compact, de ce court disque qui va à l’essentiel.

– La voix d’Amélie Mandeville, qui se marie bien avec celle de Vallières.

Pouce downLes moins

– Les arrangements parfois trop rock (manque de dépouillement).

– Quelques titres plus faibles mal servis par des textes touffus et maladroits (De bord en bord, Et même si…).

– Une nouvelle façon de chanter (voire rapper/slammer), surtout sur les trois premiers titres.

À lire

http://www.vincentvallieres.com/

http://spectramusique.com/artistes/nouvelles.aspx?idA=33

Article dans La Presse

Article dans Le Journal de Montréal

Article dans Le Devoir

À écouter

Mes coups de cœur de l’album : Au matin du lendemain, À hauteur d’homme, Je n’ai pas cessé, Fille en fleur, Je sais ben, Loin dans le bleu.
Clip de Bad luck


En spectacle

IMG_3379C’est le 21 avril dernier, par un vendredi soir pluvieux, que Vincent Vallières faisait son grand retour sur scène dans la capitale après quelques années d’absence, dans une salle qu’il connaît bien pour y être passé plusieurs fois au cours des dernières tournées, l’Impérial de Québec.

Entouré de « nouveaux » musiciens talentueux avec lesquels il a un véritable plaisir sur scène (André Papanicolaou aux guitares, complice des dernières années, Marc-André Larocque à la batterie et Amélie Mandeville à la basse), le chanteur gaucher a pigé dans son vaste répertoire – sept albums à son actif quand même ! – pour offrir un spectacle varié, parfois musclé, parfois doux.

Qui dit nouvel spectacle dit nouvelles chansons. Des sept jouées ce soir-là, le constat est à peu près le même que lors de la première écoute de l’album : On danse comme des cons, Pays du nord et De bord en bord laissent dubitatif, Bad luck et À hauteur d’homme s’incorporent parfaitement au répertoire et les très belles Au matin du lendemain et Loin dans le bleu (jumelée au Repère tranquille) sont de véritables coups de cœurs.

Si la première partie était parsemée d’interventions drôles, pas inintéressantes mais souvent bien trop longues, la deuxième partie, plus rock, a laissé peu de temps morts et s’est avérée particulièrement efficace sur de « vieux » titres comme Ok on part ou Le temps passe, qu’on réentendait avec plaisir.

La foule, clairsemée mais enthousiaste et chantante, en a eu pour son argent, avec ce spectacle généreux de 24 titres, plus de deux heures, qui aurait peut-être mérité d’être resserré ici ou là, mais qui prouve, comme si c’était encore la peine, que Vallières continue sa carrière de manière brillante et qu’il est toujours une bête de scène.

La setlist ici, la critique du Soleil et celle du Journal de Québec.

Cyril Schreiber

Auteur : Cyril Schreiber