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FIMAV #32 – Jour 1

par Émilie Rioux, le 21 mai 2016 | Chéri(e) j’arrive, Sur la route

Un texte de Éloïse Lara Desrochers et Sophie Dufour-Beauséjour
Crédit photo : Martin Morissette

Sept installations sonores habitent le centre-ville de Victoriaville pendant la semaine du FIMAV. Sélectionnées par le commissaire Érick D’Orion, elles invitent les habitants de la ville et les festivaliers à des expériences sonores sur le thème «Observer le son, écouter l’image». Mention spéciale à Catherine Béchard et Sabin Hudon (Les écouteurs) dont les casques d’écoute qui amplifient les sons ambients permettent de s’ouvrir sur le monde extérieur plutôt que de s’en couper. Coup de coeur pour les projets de Nathalie Bujold (Études vidéographiques pour instruments à cordes) et Adam Basanta (Pirouette). L’installation En attendant Bárðarbunga de François Quévillon s’inscrit dans la programmation du Centre d’art Jacques & Michel Auger et sera accessible jusqu’au 11 juin. L’auditoire est transporté en Islande quelques jours avant une éruption volcanique et invité à contempler la dérive des glaces dans une étude sur les forces de la nature.

20h / La 32e édition du FIMAV s’est ouverte avec le Quatuor Bozzini (Montréal) et Kim Myhr (Norvège) qui nous ont offert une composition originale du guitariste norvégien précédé d’extraits de Microexercices de Christian Wolff. Le contraste était grand entre les explorations tendues de la première partie et la cohérence du programme principal. Le mariage réussi entre le quatuor, le compositeur et les deux invités Ingar Zach (Suède) et Erika Angell (Montréal) a permis à l’auditoire de s’abandonner complètement à la proposition de Kim Myhr. Plusieurs ont été soufflées par l’interprétation experte faite par Angell (Thus Owls) de la poésie de Caroline Bergvall.

FIMAV #32 - Quatuor Bozzini & Kim Myhr

FIMAV #32 – Quatuor Bozzini & Kim Myhr

22h / Julie Tippets et le Martin Archer Ensemble (Angleterre) offraient pour la première fois sur scène le fruit de leur collaboration jusqu’alors uniquement présentée sur disque. L’aboutissement et la richesse de chaque pièce montrait la virtuosité de Tippets et Archer, quoique l’enchainement de pièces tirées d’un répertoire touffu rendait le tout un peu difficile d’approche aux non-initiés.

Minuit / Tel qu’attendu, le duo suisse du percussionniste Lucas Niggli et du vocaliste Andreas Schaerer ont fasciné les irréductibles. Schaerer a rapidement convaincu l’auditoire par une première improvisation sans effets électroniques soutenue avec générosité par le très réputé Niggli. Tout un orchestre se cache dans chaque homme. C’est un privilège d’avoir vécu un tel moment de complicité entre deux virtuoses. Niggli se levait entre les tableaux pour faire des accolades à Schaerer. Bravo !