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Whitney – Light Upon the Lake

par Alexandre Martel, le 14 juin 2016 | Critiques musicales, Non classé

Il serait difficile d’imaginer que les membres de Whitney viennent d’ailleurs que de la côte ouest américaine, mais c’est pourtant à Chicago qu’ils ont écrit Light Upon the Lake. C’est qu’ils semblent portés par les effluves lysergiques d’un certain âge d’or californien avec leur pop très stoner, métissée de country et de cuivres à la Blood, Sweat and Tears. À certains moments, les chansons se font un peu grungy, mais la prédominance demeure sans contredit cet espèce de doux psychédélisme qui teinte les timbres, particulièrement la voix qui, faute de déborder d’une personnalité qui lui serait intrinsèque, compense largement par la manière dont elle sonne : un brin étouffée, un brin distortionnée, pas banal quoi.

Des chansons très fortes parsèment ce premier album, en témoignent le mélancolique premier extrait No Woman, la finale aigre-douce Follow  et l’entraînante Golden Days. On sent parfois que le groupe essaie trop fort de différencier les chansons entre elles alors qu’il aurait été peut-être plus avisé de miser sur l’unité de ton, quitte à assumer les pièces les moins fortes en tant que morceaux d’un ensemble plutôt que de les justifier par elle-même. Il nous faut toutefois souligner la réalisation de Jonathan Rado, du duo Foxygen, qui arrime les chansons dans un entremonde fantasque qui existerait entre le tournant des années 60/70 et le San Francisco de nos années 10.

Auteur : Alexandre Martel