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CHYZ x FME 2018 : Le magnétisme du nord

par Émilie Rioux, le 5 septembre 2018 | Chéri(e) j’arrive, Nouvelles, Sur la route

Le Festival de Musique Émergente en Abitibi-Témiscamingue est un des événements dont on entend le plus parler pendant la très hyperactive saison des festivals. Stratégiquement placé pendant le week-end de la fête du travail, le FME représente à la fois la fin de l’été et le début de la rentrée culturelle automnale.

C’est pourquoi une grande partie de l’industrie musicale (artistes, médias, étiquettes de disques, promoteurs et diffuseurs) se fait un devoir d’y être, aux premières loges des lancements d’albums et de concerts exclusifs au festival. Cette année, Karkwatson (l’union de feu-Karkwa et de Patrick Watson) et le concert éclaté de Pierre Lapointe et les Beaux Sans-Coeur ont été des facteurs déterminants dans la migration nordique d’une grande quantité de ces spectateurs, professionnels ou non.

Crédit : On a cherché, on a pas trouvé.

Photo : Random Recipe montent sur scène pour « La Sexualité » avec Pierre Lapointe. Explosion. Franges.

Le FME, c’est aussi un festival conçu sur mesure pour les TDAH. On a qu’à penser aux 5 à 7 quotidiens, où 5 concerts ont lieu simultanément aux quatre coins de la ville, nous faisant découvrir les endroits les plus originaux de Rouyn-Noranda (salutation aux membres des Forces Canadiennes qui nous ont accueillis au Club Chimo). À peine nos oreilles sorties d’une nouvelle découverte musicale, que le « bzzz bzzz » familier de notre téléphone cellulaire invite les festivaliers à s’élancer aux devants d’un concert surprise de Galaxie, de Klaus ou de Random Recipe. À ceux qui ne savent pas tenir en place plus de 30 minutes devant une scène, cette grille horaire explosive saura sans doute vous satisfaire, et ce, jusqu’aux petites heures du matin. Parce qu’à Rouyn, les artistes se donnent corps et âmes, jusqu’au last call. 

Mais encore? Esthétiquement, le Festival de Musique Émergente ne donne pas sa place. Quel autre événement se donne la peine d’habiller chacune de ses scènes aux couleurs de sa thématique annuelle? Quel festival offre à des scénographes l’opportunité de redécorer la ville différemment à chaque édition? Quelle ville donne autant d’espace de création à son festival musical? Ce ne sont peut-être que des détails, mais ils concourent à ce qu’on se sente un peu à la maison, où qu’on soit, peu importe l’heure.

Crédit : On a cherché, on a pas trouvé.

Ajoutez à cela l’accueil chaleureux des gens de Rouyn-Noranda, le bucolique lac Osisko, les fins de soirée karaoké, et, évidemment la programmation admirable mise en place par toute l’équipe. Le hip-hop, le métal, l’électronique, la pop…presque tous les genres musicaux trouvent leur place dans le marathon spectaculaire auquel le public est convié. C’est ce qui explique, selon moi, le magnétisme qui nous attire tous immanquablement vers le nord, une fois l’an.

Rouyn-Noranda, nous reviendrons.
Pour passer nos nuits au Mistral.
Se taper une poutine au Morasse.
Chanter au Bar des Chums
Mais aussi (surtout) pour le FME.

Merci FME.


Pour entendre notre retour critique sur la 16e édition du FME, c’est ici :

Jour 1 et 2 (Karkwatson, Pierre Lapointe, Choses Sauvages, Les Hôtesses d’Hilaire, et leurs amis sur l’île de Gulliguan.)

Jour 3 et 4 (Klaus, Fouki, Jérôme 50, Yonathan Gat, Milk and Bone, et un dur retour à la maison.)

Pour entendre les entrevues réalisées par Émilie Rioux, c’est ici :

Jérôme 50 nous parle de sa passion pour Taylor Swift pendant que le gars du son fait des tests de son avec une toune de Bruno Mars :

Avec Teke Teke, qui trippent sur la ville de Québec et qui donnent des leçons de japonais aux journalistes pendant que les bouteilles de champagne ouvrent le 5 à 7 :

Avec Corridor, pour leur spectacle familial vraiment trop tôt le matin et leur 5e anniversaire, célébré à grand coup de gâteau McCain.