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Nouvelles

Jean Leloup et son orchestre : Bal masqué et Ciel de Marguerite

par Émilie Rioux, le 1 novembre 2015 | Chéri(e) j’arrive, Nouvelles

Avertissement : la spectatrice qui commente le spectacle suivant était pratiquement assise sur les genoux du soundman (façon de parler). La meilleure place en ville pourrait rendre cette critique subjective.

Il aime arriver. Il l’a répété plusieurs fois et on peut le confirmer, Jean Leloup est finalement arrivé. Ça s’entend. Chaque chanson est acclamée par le public complètement extatique. Ça se voit, le plaisir retrouvé de jouer sur scène pour Jean Leloup qui incarne tour à tour ses propres personnages et affiche un sourire resplendissant du début à la fin du spectacle.

Celui qui vient d’être proclamé « roi du métropolis », arrive avec un spectacle, un concept, mais surtout, un décor flamboyant. Une esthétique sans reproche, colorée et à la limite du psychédélique, formée par un soleil suspendu, un gigantesque ciel de marguerite phosphorescentes, ainsi qu’une envolée de nuages. Les jeux d’éclairages dirigés vers le gigantesque cyclo sont fascinants, et pourtant ces procédés sont vieux comme le monde. Pas de projection (enfin!), quelques mooving lights et un grand jeu d’ombres chinoises 2D.

À l’opposé du spectacle qui sera présenté au Grand Théâtre de Québec un peu plus tard cette année, le Capitole accueillait Jean Leloup et son orchestre : un rock n’ roll quintette à corde franchement dégourdi pour rhabiller les nouveaux et les vieux hits. Une première partie composée majoritairement de vieux hits, et une deuxième où l’on se sent vraiment à Paradis City. Le jour, la nuit. 2 chapeaux différents.

Dire que John The Wolf tenait le public dans la paume de sa main serait un euphémisme. Seul détenteur de la guitare sur scène, tel un messie en contrôle complet de son spectacle. Une soirée tissée de « sing along » qui font du bien et qui s’enchaînent dans un feu roulant, presque sans intervention du chanteur. On est en voiture, la pédale dans le tapis. Les paysages défilent. Mention spéciale à Le monde est pleurer, qui a fermé la première partie ainsi qu’aux divagations en style libre des Fourmis. Un autre beau moment de la soirée demeure la gigantesque dérape de Voyager et quelques clins d’œil jazzy à des chansons de Paradis City qui ont été écartées du pacing. Le tout se finit sur une pluie de confettis et sur un rappel, si vous avez été gentils.

Bref, le meilleur show de l’année, vous l’avez manqué.

P.S. Je ne voudrais pas vous gâcher le punch de la plateforme pivotante, du medley de chanson seul à la guitare ou de la prestation endiablée de La vie est laide. En tout cas.