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Mois Multi 2021 : deux coups de coeur de Chéri.e

par Émilie Rioux, le 15 février 2021 | Chéri-e j’arrive, CHYZ ARTS, Nouvelles
Sans doute est-ce grâce à son ouverture, à sa curiosité et à sa volonté de se réinventer constamment, le Mois Multi 2021 a su se « virtualiser » avec brio en ce début d’année toujours plus confiné. À défaut de pouvoir vous raconter ces 14 jours de surprises, voici quelques très bons coups qui ont su nous captiver.

Bodies/Buddies

Deux humains emballés de tissu. Une lumière blafarde.

Des caméras.

Pendant trente minutes, on assiste à la découverte des corps, aux mouvements qui s’harmonisent puis s’entrechoquent dans une valse déconstruite. La chorégraphie est touchante et l’investissement de Mélissa Merlo et d’Étienne Lambert est admirable. Cette dose d’humanité muette contraste, en quelques sortes, avec la froideur des éclairages et la voix robotique qui commente et/ou dicte l’action du court-métrage.

Si on aurait souhaité pouvoir apprécier la performance en chair et en os, il faut tout de même admettre le travail exceptionnel mis en œuvre sur les plans de caméras et le montage des images. Tout au long des enchaînements clair-obscurs, la lentille nous entraîne tantôt à vol d’oiseau, tantôt à quelques centimètres des acteurs en mouvement, créant instantanément une impression d’intimité qu’il serait difficile d’égaler sur une scène.

Dans cette forme adaptée au Mois Multi virtuel, Bodies/Buddies est un véritable film d’art. Ceux qui l’auront attrapé en laboratoire lors de l’édition 2017 des Chantiers du Carrefour International de Théâtre sauront mesurer l’évolution colossale de cette œuvre unique.

« 30 minutes, c’est pas assez. J’en aurais pris encore un 15 de plus, certain »
– un spectateur anonyme du nom de Guillaume Pepin.


Marche dans mes sons

Aller au bout du monde, à quelques pas de chez soi. C’est la proposition de Fred Lebrasseur avec ce « balado » pour toute la famille. À la fois ludique, interactive et méditative, l’expérience nous permet de retrouver l’émerveillement dans nos yeux de grands enfants.

En plein coeur du quartier St-Roch, on se retrouve complètement dépaysé, au milieu d’une aventure rocambolesque où on traverse une tempête pour retrouver l’Arbre de Beau Temps. La narration est tout simplement parfaite et arrive à mettre un sourire dans tous les visages, peu importe leur âge. La trame sonore est surprenante et la musique qui l’enveloppe est toute aussi immersive.

Ce concept fait franchement du bien. Simple et efficace, Marche dans mes sons aura réussi à nous prouver l’importance des sons et de la musique sur notre perception du monde. On espère voir ce genre de projet encore plus souvent dans la ville de Québec!


Mentions spéciales à l’indescriptible Venise 2 du Théâtre Rude Ingénerie, qui nous ont prouvé qu’ils sont les champions incontestés de la « réinvention » et à la très touchante Touche Moi Encore (pas la fenêtre) qui a ouvert le festival de belle manière. 

Bravo au Mois Multi pour cette édition tout à fait surprenante!