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Mon article sur Tadoussac

par Nicky Lamontagne, le 2 juillet 2019 | Festival, Nouvelles

Cet article dit tout & rien de ce que vous devez savoir sur le FCT.

On est de retour de Tadoussac depuis peu et un peu brûlés. Émilie est à Petite-Vallée pendant que Louis-Philippe et Guillaume sont comme moi de retour à la tâche en vue de notre couverture prochaine du Festival OFF de Québec et du Festival d’été de Québec.

JOUR 1

Je me suis ainsi rendu à Tadoussac pour la 36e édition du Festival de la Chanson; une première pour ma jeune personne. Une belle surprise m’attendait en arrivant sur place : je suis journaliste.

Ce petit bout de papier et de plastique me fait réaliser que je suis ici pour travailler. Nous sommes au cocktail d’ouverture présenté par Desjardins, exclusif aux privilégiés de notre métier. Au passage quelques bouchées me ramènent toutefois à l’essentiel : je suis ici pour m’amuser. C’est tout.

La coupe de vin blanc que je porte à gauche m’aide à m’enfoncer cette idée en tête. Les jours qui viendront me la confirmeront. Après une bouchée de tartare, une piazzetta maison et une crevette au ketchup je mets la main sur une 2e coupe de vin aux dépends de mes collègues qui sortent bredouilles de leur second essai.

Pas assez de vin pour poursuivre les rencontres alors. Un bon 30 minutes pour passer les bouteilles, on en aurait pris plus. Sûrement un rapport avec les récents déboires de Desjardins. Au moins, on a fait ça :

On rentre ensuite au gîte où nous dormirons pour la fin de semaine. Nous sommes heureux d’apprendre que notre voisin de chambre est nul autre que le maire du village et ancien directeur artistique du festival.

Il semble ravi de partager son espace avec nous, comme chacun des 799 Tadoussiens. Il faut visiter ces joyaux du territoire québécois pour voir à quel point les gens y sont accueillants. J’en profite pour remercier monsieur le maire qui a été assidu sur le café toute la fin de semaine; il n’a pas manqué de nous en préparer chaque matin même au lendemain des soirées les plus festives.

Le gîte est si confortable qu’on rate le début du retour sur scène de Loco Locass à l’église. Biz, Chafiik et Batlam, représentant respectivement les Nordiques, l’Impact et les pistes cyclables, étaient en grade forme devant un public conquis d’avance.

Le spectacle cependant souffre terriblement de son époque. Les trois musiciens/artistes/rappeurs invitent six filles à venir danser sur scène juste parce que, puis ils encourage ensuite la foule à «bouger leur joufflu»; une expression qui a un peu mal vieillie.

Tadoussac semble avoir aimé, c’est ça l’important.

 

On passe ensuite au coup de cœur de la soirée. Un spectacle qui marquera bien malgré lui la fin de semaine de bien gens alors qu’il allait lancer le bal pour une foule d’apparitions surprises de Marc Déry. On parle bien sûr du concert de Pépé et sa guitare.

Pépé a enfilé les succès comme il sait si bien le faire pendant un bon moment avant d’être joint sur scène par l’ancien Zébulon (présent plus tôt sur la même scène) et Chafiik maintenant remis de son propre spectacle. Ils s’échangent notes et paragraphes.

Alors que le Loco Locass quitte, Marc Déry, lui, reste. Il accompagnera Pépé à la basse pendant longtemps. Assez longtemps pour que je me demande si ça ne fait pas 4h que j’écoute le même spectacle. Je pense qu’ils ont joué pendant 4h pour vrai. Aucun moyen de m’en souvenir, c’est ce que je garderai en tête.

JOUR 2

Bien remis de notre première soirée, on se dirige vers le Restaurant le Bateau, là où nous faisons la diffusion de notre émission avec la gang de CHOQ.ca (v’là votre plug).

C’est beau. Beau monde, bonne bouffe, bonne bière comme on dit. Avec les festivaliers qui sont venus nous voir jaser au micro, on a eu la chance d’assister à une version intime du concert de Marie Claudel, aussi présente au festival.

J’ignore si c’est parce que la diffusion a bien été, mais je vis mon premier vrai beau moment du festival. J’écoute la douce guitare/voix de Marie Claudel, je regarde les gens qui m’entoure et je m’imbibe du paysage qui accompagne tout ça pis j’me dis : on est-tu ben au Québec. Je passe bien près de verser une larme.

On poursuit notre route vers le concert de Lou-Adriane Cassidy qui viens présenté les chansons de son premier album C’est la fin du monde à tous les jours sortie l’hiver dernier. Le soleil atteint probablement son peak de la fin de semaine à ce moment-là, au grand plaisir de tous, sauf de la chanteuse qui le reçoit le meilleur de dame nature en plein visage.

Ça ne l’empêche pas de livrer une prestation qui n’a rien à envier à celle de son acolyte, Hubert Lenoir, qu’elle rejoindra plus tard en soirée. Bien qu’elle offre un concert beaucoup moins rock, elle n’y met pas moins d’énergie et offre ses chansons avec toute l’attitude et le charisme qu’on lui connaît. Je chante encore Les Amours Immatures dans mon sommeil.

Après un délicieux poulet frit d’une provenance inconnue, on attrape Zachary Richard au passage. Bien que l’ensemble de l’œuvre ne soit pas venu me chercher, je dois reconnaître la grandeur de l’artiste.

On aurait pu entendre une mouche volée tellement les gens étaient à l’écoute. C’est là que les festivaliers eu droit à l’un des moments les plus touchants du festival alors que Zachary a invité son petit-fils, Émile Cullin, atteint d’un handicap neuromoteur à venir chanter avec lui des chansons qu’ils avaient co-écrites. De grands classiques ont suivi et on est parti se tremper les lèvres dans une bonne bière en attendant la suite.

La suite, c’était Ariane Moffatt : mon coup de cœur du festival. Elle nous a gâté de sa plus récente électro-pop en prenant bien soin de ne pas oublier les nostalgiques des années 2000 en leur envoyant de plus vieilles ritournelles.

D’autres chansons se joignent dès lors à mon jukebox mental pour la fin de semaine. Seul hic, on aurait aimé un concert sans chaise pour profiter pleinement de l’énergie. Je veux tout, tout de suite et ici.

JOUR 3

La fatigue s’installe en ce nouveau jour, mais pas suffisamment pour nous empêcher d’aller voir l’une des favorites de la station, Maude Audet, à la Pointe de l’Islet.

Ce somptueux coin de pays était le remède parfait aux nombreux verres qui ont fait la veille une si belle soirée. L’autodidacte a enchaînée une poignée de chansons acoustiques entrecoupée d’anecdotes douces et sincères comme elle sait si bien le faire.

On se déplace ensuite vers un autre rocher pour assister à une seconde performance matinale, celle du groupe de folklore émergent, Le diable à cinq. Sympathiques, les six jeunes hommes nous offrent chansons à répondre et musique traditionnelle. Ce qui nous donne le goût de nous enfiler une bonne tourtière.

Nous allions toutefois opter pour le délicieux pâté au saumon du Restaurant le Bateau, puisque c’était bientôt l’heure de notre émission spéciale en direct dudit restaurant. Salutations aux femmes du Cercle des fermières de l’Anse-Saint-Jean que j’y ai rencontrées. Bonus : le P’tit Béliveau et Belle Grand Fille en performances intimes fièrement livrées.

On retourne au gîte faire le plein d’énergie avant d’embarquer sur nos tâches d’animation. Difficile est-il de travailler comme média dans un festival, n’est-ce pas?

Cette pensée me suivra jusqu’au début du concert de BEYRIES. La musique douce et envahissante de l’auteure-compositrice-interprète me fait planer pendant une bonne demi-heure jusqu’à ce que je sois obligé de quitter pour la job. Un spectacle que je prendrai la peine de retourner voir lorsqu’il traversera mon chemin.

À travers tout ça, on attrape quelques bribes des concerts de Sara Dufour et de Jérôme 50 : deux personnages forts attachants qui ont bien de la jasette. C’est surtout le cas de la Dolmissoise qui semble avoir une grande histoire avec le Ski-Doo dont elle parle à une dizaine de reprises.

Avant d’aller compléter notre séjour au bistro Chez Mathilde, on décide d’aller visiter Philippe Brach au sous-sol de l’église. Il nous sert son charme habituel et nous rappelle qu’il maîtrise parfaitement ses cordes vocales avec son interprétation a cappella de Bonne journée.

Pour le reste, on a eu du fun. C’est tout ce qu’il faut savoir. C’est le temps de prendre ça relaxe, contrairement à un certain… Marc Déry.