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Phoque OFF 2021 : un départ dépaysant et décoiffant

par Émilie Rioux, le 16 février 2021 | CHYZ ARTS, Nouvelles

○ Phoque OFF : événement rassembleur où la musique est reine et la découverte est essence. CHYZ est fière de s’associer à cette version virtuelle électrisante du Phoque OFF, qui ne manque pas de mettre en vedette la scène musicale de la ville de Québec. Ça part fort! ○

(Captures d’écran et texte original d’Émilie Rioux)

 

Mexicano Carnal (12 février)

Oubliez tous les clichés de mariachis et de piñatas : lorsque vous penserez au Mexique, ce sont les décibels de cette soirée d’ouverture qui résonneront en vous. D’abord plongés dans le soul de Costa Mundo, on a découvert El Mostro Nostro (qui ont certainement des atomes crochus avec We Are Wolves) avant de plonger dans le stoner métal du surprenant duo Cardiel. La soirée c’est terminé avec une performance plutôt chaotique* de Parazit, du rock alternatif à saveur jazz joué par des virtuoses durs à cuir. Mention spéciale à la guitare sans tête et aux crânes sur les cymbales. 

*Bravo à l’équipe technique du Phoque OFF qui a su sauver la soirée après une interruption abrupte de la diffusion. Vous êtes les meilleurs.

Dyptique Rap Queb’ (13 février)

 

Expéditive, la parenthèse qui unissait Vendou et Dope.gng aura permis aux néophytes de se familiariser avec ces deux projets montréalais prometteurs. Seul bémol, les captations n’avaient visiblement pas été préparées pour l’occasion et dataient de plusieurs mois auparavant. La soirée, trop courte, a certainement laissé quelques fans sur leur faim.

 


« Made in Québec » (15 février)

Arborant son plus beau chaos mélodique, le duo Pure Carrière s’est spécialement présenté en formule quintette, donnant toute la puissance nécessaire aux chansons de leur nouvel album Eterna 83. Le décor formidable de la Salle Sylvain-Lelièvre a sans doute contribué à nous fasciner pendant que le groupe nous hypnotisait à coups de « ben oui – ben non ». Une performance béton!

 

En contrepoint, Gawbé arrive seule en scène avec sa guitare, sa fragilité et sa candeur. Une nouvelle venue sur la scène de Québec qui a été LA découverte de plusieurs spectateurs dans la foule virtuelle très enthousiaste.  Ses histoires de pogo frettes, de remords et de mélancolie sont d’autant plus charmantes que son grain de voix unique les raconte bien.

Juillet présentait sa musique au public pour la troisième fois seulement. Une ambiance méditative s’est installée sur scène dès les premiers instants. À travers l’enchevêtrement des claviers, le quatuor jongle avec le calme et la sérénité, dans une sonorité qui n’est pas sans rappeler l’indie pop des années 90.

On se demande où Narcisse puise son énergie. C’est encore une fois dans une forme olympique que le collectif a pris d’assaut la soirée, dans une mise en scène différente à toutes ces dernières apparitions spectaculaires. Les chansons s’enchaînaient avec une telle fluidité que la prestation électrique a semblé passer en un éclair pour le public qui en redemandait.

Direction le Vans Warped Tour 2006 avec Quitte La Ville. Dans la pure tradition du skate punk (avec accents emo), le power trio a surpris tout le monde avec son énergie et ses décibels. Entre deux solos de guitare, les voix des musiciens s’harmonisaient parfaitement pour faire revivre leurs années folles aux trentenaires et décoiffer un peu l’assistance.

Sur un note hip-hop, Vndy Dvvi$ (a.k.a Andy Davis) a clôturé la soirée de manière décontractée, en présentant quelques exclusivités musicales. Quoiqu’il en soit, tout le répertoire du jeune rappeur était à peu près nouveau pour le public, qu’il a su conquérir avec beaucoup de charisme et une présence sur scène remarquable. Un jeune artiste à suivre, assurément.