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Pouzza Fest 2016 (tel que vécu par Émilie)

par Émilie Plamondon, le 23 mai 2016 | Punk Détente

C’est sous un chaud soleil et de douces nuits sur la Métropole que s’est déroulée avec succès cette 6ème édition du Pouzza Fest. Ayant loué un appartement à 39 secondes de marche des fameuses Foufounes électriques, j’ai pu m’imprégner totalement de cette ambiance punk/ska/hardcore qui battait son plein au Centre-Ville. J’étais prête pour faire le plein de musique locale et internationale pendant ce long weekend de mai!

Comme à l’habitude, j’ai pu y vivre des moments qui n’ont pas de prix entre amis, avec un sentiment puissant de liberté totale et de perte de notion du temps (bon, il fallait quand même regarder l’horaire des spectacles, certes).

Ahhhh, le Pouzza! Là où notre seule « job » est de profiter de chaque instant et de se remplir le coeur de bons souvenirs musicaux et amicaux.

Soir 1

En arrivant, après m’être installée rudimentairement à l’appartement ( lire ici: garocher ma valise et repartir), je me suis dirigée vers la scène extérieure du Jardin des bières où j’ai pu voir à l’oeuvre la formation PL Mafia. Ça a donné le coup d’envoi de mon Pouzza de belle façon! J’étais heureuse de les revoir et mes oreilles ont été gâtées par plusieurs extraits de leur album Lendemain de veille, que j’écoute régulièrement.

J’aurais aimé rester pour la suite de la soirée ska ( honnêtement, à quand le clonage!?) avec The Planet Smashers mais l’appel du hardcore étant fort puissant, j’ai déménagé mon corps de punk rockeuse aux Foufs.  J’ai pu y voir Brutal Youth featuring la tête en sang du chanteur qui se frappe constamment le micro sur le front de façon vigoureuse et assumée. Il a également demandé sa copine en mariage sur la scène après s’être vêtu d’un chandail propre (grosse soirée, man!). Heureusement, elle a dit oui!

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Ensuite, Get the shot m’a jetée à terre ( au sens figuré et presqu’au sens propre car ça brassait dans le pit), comme à l’habitude. Cet orchestre québécois nous en a mis plein les tympans et leur fidèle public était visiblement comblé.  En plus d’avoir livré plusieurs extraits de leurs albums Perdition et No peace in hell, Jean-Philippe Lagacé a su transmettre ses idées et valeurs avec émotion. Les larmes n’étaient pas très loin lorsqu’il a démontré son support envers leur guitariste qui vit des moments difficiles au niveau personnel. Je me dois également de mentionner que j’ai une vive émotion chaque fois que les garçons jouent l’excellente chanson Cold Hearted.

Sick of it all, Wouaaaaw! Live @Foufs pour le #pouzzafest! #sickofitall #hardcoremusic #punkdetente

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Plus tard dans la soirée, toujours aux Foufs, nous avons eu droit à un concert quasi parfait du groupe hardcore old school new-yorkais Sick of it all. Les vieux de la vieille ( le band a 30 ans, mine de rien) ont joué entre autres Built to last, Step down et scratch the surface. On salue le look et l’énergie du guitariste Pete Koller qui donne un spectacle visuel remarquable. Le chanteur, Lou Koller ( le frère de l’autre), a une superbe présence sur scène également et les fans étaient pendus à ses lèvres et à son micro.

Je suis allée sagement me coucher après, parce qu’une folle journée m’attendait samedi.

Jour/soir 2

 

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En me levant samedi, j’avais terriblement envie d’un immense café latté et d’un brunch au restaurant le Saloon sur la rue Ste-Catherine. Je me suis donc éternisée sur la terrasse et ça m’a donné toute l’énergie nécessaire pour débuter cette mémorable journée.

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(Crédits à Steve Martin pour la seconde photo! Merci!)

Avec un Perrier à la main (pas d’alcool avant 16h pour moi), j’ai profité pleinement du BBQ acoustique sur la terrasse des Foufs. Ce concept se retrouve chaque année dans mon top 5 des meilleurs moments du Pouzza, parce que nos tympans et cerveaux se réveillent plus en douceur et nous avons la chance de nous retrouver, de discuter de notre horaire de la journée et de profiter du soleil.

Ce jour 2 a donc débuté avec Burger Barrington, un des deux membres de la feu formation The Matchup. Bruno (car oui, il a un vrai prénom) nous a fait plusieurs succès de son défunt orchestre et, moment inoubliable, nous avons tous chanté ses back vocals (incluant les solos de guitare) en choeur. J’étais fort émue.

Seth Anderson a ensuite branché sa guitare, sorti ses merveilleuses cordes vocales et nous a livré une prestation dynamique et festive en nous faisant choisir ses chansons, par moments, et en se battant avec une guêpe.

Jenn Fiorentino aux Katacombes! #jenfiorentino #pouzza #pouzzafest #punkdetente

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Par la suite, le bonheur acoustique s’est poursuivi sur la terrasse des Katacombes avec la torontoise Jenn Fiorentino qui nous a généreusement démontré tout son talent via ses propres compositions et quelques reprises (A wilhelm scream, The Menzingers, Propagandhi…). On apprécie également son humour lorsqu’elle brise une corde de guitare!

Après avoir avalé un succulent sandwich à la Panthère verte, je suis allée au Open house médias où j’ai pu faire une entrevue mémorable avec Molly Rhythm, que j’ai découvert « sul fly ». J’ai manqué leur concert la veille, mais j’ai adoré explorer leurs chansons sur bandcamp , par la suite. Les filles et le garçon sont super sympathiques.  J’aimerais beaucoup les voir à Québec.

Je suis ensuite retournée aux Foufs pour voir The Hunters ( dont tous les membres jouent également au sein de Caravane) pour ensuite marcher jusqu’à la scène extérieure voir le quintette ska Less than jake. Comme d’habitude, les musiciens étaient très festifs, ont fait participer la foule et ont enchaîné tous les plus grands succès tels que All my friends have metal heads, The science of selling yourself short, plastic cup politics, pis toute!

J’aurais adoré voir et entendre The Suicides Machines et The Sainte Catherines qui jouaient respectivement leurs albums Destruction by definition et Dancing for Decadence. Malheureusement les Foufs affichaient complet et comme je voulais voir Less than jake jusqu’à la fin, je suis arrivée trop tard pour me garantir une place. Étant une petite fille résiliente, j’ai séché mes larmes inexistantes et je suis allée voir le premier show à vie de la toute nouvelle formation Brand new lungs au TRH BAR. J’avais déjà fait jouer une chanson en ondes à Punk Détente et soyez assurés que vous en entendrez d’autres car j’ai été fort impressionnée par la justesse des voix et la technique musicale.

J’ai pris une bonne marche (ma montre Fitbit était super fière de moi) jusqu’au Piranha bar et je suis arrivée juste à temps pour Avenues, un des spectacles que j’attendais impatiemment. J’avais découvert ce groupe de Milwaukee lors du festival Envol et Macadam 2015 à Québec et j’avais été séduite par leur style pop punk rapide. Ce fut encore le cas pendant le Pouzza. Fait cocasse, un gars est monté sur la scène et a demandé sa chérie en mariage. Cette dernière a accepté, heureusement.

Jour/soir 3

Bon, je l’admets, j’étais un peu trop affectée par le manque de sommeil et c’est avec regret que j’ai choisi de laisser tomber le yoga punk!

Après un autre brunch et un autre turbo gros café, je me suis laissée tenter par les amis, le houblon (oups, il était 14h30!) et le soleil d’après-midi aux Foufs. J’ai vu moins de shows et j’ai dû faire une longue sieste après un excellent et trop copieux souper au Frites Alors! (thumbs up à leur burger végé).

Néanmoins, je suis retournée aux Foufs pour voir Get dead et Such gold, en attendant LE show que j’attendais tant : Belvedere!

Belvedere ( Calgary) a été le dernier groupe que j’ai vu au Pouzza, à 1h00 AM aux Foufs. J’attendais tellement ce moment depuis longtemps. En effet, après s’être éteinte pendant plusieurs années, la formation s’est reformée il y a quelques temps et a produit un orgasmique album intitulé Revenge of the fifth. En plus d’en avoir joué quelques extraits, ils ont épaté la foule en garochant en rafale plusieurs de leurs vieux succès se retrouvant sur les moins récents albums dont plusieurs sur Fast forward eats the tape (mon préféré!). Nous avons encore eu droit à une autre demande en mariage, cette fois par Garrett Wadford de Bird Attack radio pour sa belle amie de coeur, qui a aussi dit oui! Les gens s’aiment au Pouzza Fest!  Belvedere a ensuite continué le spectacle avec énergie et a été très généreux quant au nombre de chansons jouées.

Le concert s’est terminé vers 2h00 et j’ai profité de la terrasse des Foufs pour une dernière fois, avant d’aller manger de la pizza en face.

 

Punk Détente vs Bird attack radio! Mon ami Garrett! #radioshow #punkrock #pouzzafest #pouzza #punkdetente #birdattackradio

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Le tout a été fort bien organisé (bravo à tous les employés/bénévoles!) et parsemé d’une tonne de « cheers », de rencontres fabuleuses, de conversations enrichissantes en français et en anglais (en anglais, c’est moins un succès pour moi, par contre), de jeux de mots et de junk food avec des gens qui me ressemblent, outre le fait que je n’ai pas de tatoos ni de Converse.

Maintenant de retour dans le chic Quartier Saint-Sauveur de Québec, c’est le temps de cuver mon blues post-Pouzza.

Et vous, chers auditeurs, comment avez-vous vécu votre Pouzza?

Ps- Mon téléphone ayant malheureusement cessé de vivre (il est brisé à tout jamais), j’ai perdu toutes mes photos et mes audios d’entrevues pour toujours. J’ai donc eu accès seulement aux peu nombreuses que j’avais déjà mises sur Fb et instagram.

Auteur : Émilie Plamondon