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UNE DIXIÈME COUPE VANIER POUR LE ROUGE ET OR

par Directeur Sports, le 26 novembre 2018 | Rouge et Or

TEXTE DE : FRANÇOIS-GABRIEL ROBERGE IMPACT CAMPUS

Un an après sa défaite en finale de la Coupe Vanier contre les Mustangs de Western, le Rouge et Or est une fois de plus champion canadien. Samedi après-midi, au Stade Telus, la troupe de Glen Constantin a vengé son revers avec une victoire de 34-20 contre les champions en titre.

Le Rouge et Or savoure donc un dixième titre de la Coupe Vanier en seulement 24 ans d’histoire. Le club le plus titré de l’histoire de U Sports complète également la quatrième saison parfaite de son histoire après 2008, 2010 et 2013. Il s’agit de leur premier titre depuis 2016. L’année dernière, les Lavallois se sont inclinés 39-17 en finale à Hamilton.

« C’est un rêve, a reconnu le coordonnateur à l’attaque Justin Éthier. À chaque fois qu’on a perdu une finale de la Coupe Vanier, on a été capable de les reprendre l’année suivante. En 2012 McMaster et cette fois-ci, Western, c’est assez particulier quand même 10 Coupes Vanier et sur ces dix-là, les deux qu’on a perdus on les a repris l’année d’après. »

De leur côté, les Mustangs subissent une première défaite en 24 matchs. La victoire des Québécois a revêtu un cachet particulier pour ceux qui étaient présents sur le terrain l’année dernière.

« On ne se le cachera pas, on voulait venger la défaite de l’an passé pour tous les gars qui ne sont plus là cette année. Ça fait un an qu’on s’entraine pour ces moments-là », avoue Adam Auclair.

DÉPART CANON

Après avoir connu un match difficile l’année dernière en attaque, le Rouge et Or n’a pas voulu répéter la même erreur deux fois. L’attaque dirigée par Justin Éthier a connu un départ explosif, marquant un touché dans la première minute du match.

Hugo Richard a alors complété une séquence de deux jeux et de 91 verges. Sur le premier jeu de la rencontre, le quart de cinquième année a lancé un missile de 46 verges en direction de Jonathan Breton-Robert. Il a ensuite semé l’hystérie chez les 12 380 spectateurs présents en rejoignant Vincent Forbes-Mombleau pour le premier touché de la rencontre.

Le coordonnateur à l’attaque a reconnu après la partie que ces deux jeux étaient « dans ma tête depuis quelques jours. »

« Quand on affronte une des attaques les plus explosives de la ligue, c’est sûr qu’il faut que tu rentres dans ce match-là avec une attitude un peu différente, un peu plus agressive que dans notre conférence, qui est plus défensive. Et si tu dis aux joueurs qu’on va être agressif, c’est la meilleure façon de prouver que c’est le plan. Je leur ai dit “regardez-moi bien aller!” ».

Si le plan de match a surpris les Mustangs, Glen Constantin, lui, ne l’était vraiment pas. « Je connais bien mes coachs et je pouvais gager ma chemise qu’il allait faire ça », a rigolé celui qui remporte une neuvième Coupe Vanier comme entraîneur-chef du Rouge et Or. « Pour moi, c’est important de passer un message en commençant agressivement, mais non pas sur les talons comme l’année passée. »

Ce touché rapide était le préambule d’un autre match impressionnant de la part du finissant en Génie mécanique. À son dernier match universitaire, il a reçu le trophée Ted Morris remis au joueur par excellence de la rencontre. Richard a terminé la partie avec 23 passes complétées en 31 tentatives, dont deux passes de touché, pour des gains de 348 verges. Il a également inscrit un touché par la course.

« Ça n’a pas été parfait, mais considérant l’envergure de l’enjeu et du match, je suis vraiment content de toute l’équipe. Moi-même, j’ai su mettre l’équipe dans de bonnes positions et après ça l’équipe a suivi et on a été capable de remporter ce match-là. »

LA DÉFENSE S’AFFIRME

À la suite de ce début fracassant du Rouge et Or, l’attaque des Mustangs n’a jamais été capable de véritablement prendre son rythme. Contrairement à l’année dernière, les Lavallois ont su maitriser le monstre à trois têtes des Mustangs, composé du quart Chris Merchant et des porteurs de ballon Alex Taylor et Cédric Joseph.

Merchant a complété 26 de ses 46 passes pour des gains de 358 verges et une seule passe de touché, mais il a été victime de trois interceptions, dont deux de Maxym Lavallée. L’année dernière, les trois joueurs avaient accumulé 302 verges par la course en plus de marquer quatre touchés. Samedi, ils ont été limités à 145 verges et un seul touché. Taylor, qui avait 150 verges de gains par la course lors de la dernière finale, a franchi seulement 21 verges en 10 courses.

« Le but c’était d’arrêter le jeu au sol et on a réussi à le faire donc on est vraiment content, a reconnu le secondeur Adam Auclair. Toute la défensive a bien joué aujourd’hui ».

Mathieu Betts abondait dans le même sens.

« Ils ont fait ce qu’on pensait qu’ils allaient faire et honnêtement ils l’ont bien fait. Ils ont réussi à faire des verges que c’était sûr qu’ils allaient faire. Mais réussir à les limiter comme ça, surtout au jeu au sol et les forcer à mettre le ballon dans les airs, c’est une performance impeccable », analyse-t-il.

DES SÉRIES DES RÊVES POUR ADAM AUCLAIR

Auclair a complété ses séries éliminatoires de rêves en recevant le prix Bruce Coulter, décerné au joueur défensif par excellence de la partie. Le joueur de 3e année a effectué 10,5 plaqués, en plus de réaliser une interception.

Ignoré des étoiles du RSEQ cette saison après avoir été nommé joueur défensif de l’année au pays en 2017, le numéro 2 du Rouge et Or a connu d’excellents matchs au cours des dernières semaines, marquant entre autres le seul touché du match lors de la Coupe Dunsmore.

À la fin de la rencontre, il a tenu à mettre les projecteurs sur son coordonnateur défensif pour expliquer ses récents succès.

« J’ai quand même connu de bons matchs, mais on est tellement bien préparé ici à l’université Laval. Coach Marc Fortier fait tout le temps en sorte de me mettre dans de bonnes positions, donc c’est surtout grâce à lui », reconnait-il.